Hamel met dangereusement en cause la fiabilité des enquêtes de la brigade de recherches de Bab Jedid et affirme : « Je suis innocent et victime de la Hogra »

0
315

Ce mercredi 11 mars, c’est l’ex-puissant patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, qui est s’est présenté sur les bancs des accusés du tribunal de Sidi M’hamed à Alger lors de l’ouverture de son premier procès pour corruption, blanchiment d’argent, abus de fonctions, trafic d’influence et enrichissement illicite. Dans ce procès, les trois garçons et enfants d’Abdelghani Hamel sont impliqués et font l’objet des mêmes gravissimes accusations. 

Dés que la parole lui a été donnée, Abdelghani Hamel s’est montré rassurant et déterminé. « Ma conscience est tranquille et je ne suis pas un corrompu », clame-t-il de prime abord en jetant le discrédit sur les informations et conclusions auxquelles ont abouti les enquêtes menées par la brigade de recherches de Bab Jedid de la gendarmerie nationale qui a fourni à la justice algérienne le dossier permettant l’inculpation officielle d’Abdelghani Hamel.

« Naguère, j’étais un exemple à suivre en Algérie et à l’étranger. Aujourd’hui, je suis accablé et accusé de corruption », dénonce ainsi Abdelghani Hamel d’après lequel il est celui qui avait oeuvré pour le renforcement de la lutte contre la corruption en Algérie. « Allez voir comment mon travail a été salué à Afripol et ailleurs à l’étranger où j’étais par plusieurs responsables de hauts rangs en Ouganda, Colombie, l’Espagne, la France ou le Portugal », se targue Abdelghani Hamel pour expliquer aux juges qu’il était attaché aux valeurs de la droiture et de la transparence.

Concernant l’immense patrimoine financier et immobilier qui lui a été attribué par les enquêtes de la brigade de recherches de la Gendarmerie Nationale, Abdelghani Hamel a fait savoir que plusieurs informations contenues dans ces enquêtes sont erronées et infondées. « Je n’ai jamais possédé une assiette foncière à Staouéli à Alger. Je ne suis jamais parti là bas pour voir ce terrain ou  me l’approprier », récuse Abdelghani Hamel.

Le patron de la DGSN a reconnu qu’il possédait un logement F4 à Tlemcen qu’il avait obtenu en 1997 mais qu’il avait revendu en 2012 « parce que j’avais besoin d’argent », se défend-t-il. Abdelghani Hamel est allé jusqu’à dévoiler son salaire lorsqu’il était patron de la DGSN : « je touchait 48 millions de centimes par mois », dit-il tout en poursuivant de démentir les informations révélées par l’enquête de la brigade de recherches de Bab Jedid.

« Mon fils Mourad a acheté auprès du promoteur Okacha Hasnaoui un logement en 2015. Et j’ai le chèque qui le démontre. Mais il n’a jamais acquis 3 villas comme il avait rapporté par l’enquête menée à mon encontre », affirme-t-il sur un ton ébahi devant les juges tout en accusant les services de la brigade de recherches de Bab Jedid d’avoir « gonflé » leurs rapports et leurs enquêtes pour l’accabler et l’incriminer dans des affaires qui « n’ont aucune existence », accuse-t-il.

« On me prête 3 comptes bancaires à Sabra dans la wilaya de Tlemcen. Or, il n’y a aucune banque à Sabra depuis l’indépendance du pays », se moque Abdelghani Hamel en défiant la juge qui préside les audiences de ce procès de lui « montrer les preuves concrètes » qui démontrent l’existence de tous ses comptes bancaires qui lui sont attribués.

« J’ai un seul compte bancaire à la BEA de Tlemcen et j’ai transféré mon compte à El-Mouradia. Et j’ai un autre compte bancaire en devises. C’est tout ce que je possède », dit-il enfin aux juges.

 

 

LEAVE A REPLY