Exclusif. Vers la création d’un super organisme sécuritaire qui regroupera la DGSN, la Gendarmerie nationale et l’ex-DRS

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Au Palais présidentiel d’El-Mouradia, les conseillers d’Abdelmadjid Tebboune travaillent en ce moment sur un projet ambitieux qui pourrait bousculer et modifier radicalement les rapports entre le pouvoir politique et les institutions sécuritaires en Algérie. Selon nos investigations, le projet en cours d’études est de mettre en place un nouveau super organisme sécuritaire qui devra regrouper la DGSN, la Gendarmerie Nationale et l’ex-DRS. Et cet organisme sera dirigé par un coordinateur général nommé par la Présidence de la République. 

La mission de cet coordinateur général est d’assurer la gestion des trois corps sécuritaires et assurera du contrôle du travail des responsables de ces trois institutions sécuritaires stratégiques. Selon nos sources, ce coordinateur sera placé directement sous l’égide du Président de la République.

Cela signifie que la gendarmerie nationale sera détachée du ministère de la Défense nationale auquel elle est attachée depuis de très longues années. La Gendarmerie Nationale reviendra dans le giron de la Présidence au même titre que l’ex-DRS, les services secrets algériens, qui ont été récupérés par le défunt Ahmed Gaid Salah, Chef d’Etat-Major de l’ANP, lors de la chute des Bouteflika au début du mois d’avril 2019. Aujourd’hui, le Palais Présidentiel d’El-Mouradia retrouve ses prérogatives et retrouve son pouvoir sur les principales directions des services de renseignement algériens. Ce qui signifie un renforcement du pouvoir présidentiel alors qu’à l’époque du défunt Gaid Salah, l’institution militaire monopolisait tous les pouvoirs.

Quant à la DGSN, elle est placée officiellement sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. Mais avec la création prévue de ce futur super organisme sécuritaire, la police algérienne sera soumise directement au pouvoir du Président de la République. Il s’agit donc d’une nouvelle et inédite réorganisation sécuritaire. Pour l’heure, aucun consensus ne s’est dégagé autour de l’appellation exacte et précise de ce futur organisme sécuritaire même si certaines sources évoquent le nom de « l’Office services de sécurité de l’Etat ». Quoi qu’il en soit, Abdelmadjid Tebboune, à travers ce projet qui devrait aboutir d’ici le mois de juin prochain, est en train d’accélérer le processus de la reprise du pouvoir réel en Algérie après des débuts très chancelants.

 

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