Omar Bacha, Tahar Allache et le commissaire Adlène : cette clique mafieuse qui gangrène l’aéroport d’Alger

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Au moment où le Président Abdelmadjid Tebboune promet aux algériens et algériennes du changement et une moralisation de la vie politique ou publique du pays, le plus grand aéroport du pays, à savoir l’aéroport d’Alger, est pris en otage par un « gang », voire une clique mafieuse qui développe de dangereuses pratiques portant un énorme préjudice à la sécurité publique. 

Algérie Part mène l’enquête depuis plusieurs semaines. Harcèlements sexuels contre des femmes fonctionnaires désarmées, harcèlement et intimidation à l’égard des familles de certains militants du Hirak et des journalistes opposants, trafic de devises, commerces de produits illicites, nos investigations dévoilent de jour en jour  de scabreuses affaires auxquelles s’adonnent plusieurs cadres dirigeants de la DGSN, à savoir la Police algérienne. Des caciques de la police des frontières et des Renseignements Généreux qui abusent de leurs fonctions et profitent de l’anarchie actuelle qui règne dans le pays pour imposer la terreur au niveau de l’aéroport le plus stratégique du pays.

Au coeur de ce réseau de « malfrats » habillés en tenue policière, nous Omar Bacha, Directeur de la sécurité de l’aéroport d’Alger, l’homme qui a érigé l’immoralité en une boussole de conduite pour diriger les affaires sécuritaires de cette infrastructure névralgique du pays.

Nous avions évoqué dans nos précédentes investigations cette tragique histoire qui s’est déroulée durant le mois d’Avril de l’année précédente, et qui a vu une jeune policière, travaillant à l’aéroport d’Alger, se faire harceler puis sexuellement agresser avant de se faire menacer par le même Omar Bacha, qui était son supérieur hiérarchique…

Nous avions également révélé comment Omar Bacha avait déjà été suspendu pour une affaire de transfert illicite de devises par un passager, pour un montant avoisinant les 400.000 Euros à l’Aéroport d’Alger. L’actuel responsable de la sécurité de l’Aéroport d’Alger avait alors accompagné le passager jusqu’au dernier contrôle, au niveau du satellite menant à l’intérieur de l’avion, afin que ce dernier ne soit pas inquiété par les agents de police chargés des dernières vérifications. Mais c’était sans compter sur la vigilance des équipes du service des douanes, qui ont vite compris le manège et ont mis en échec cette opération illégale menée par un haut cadre de la police algérienne.

Aujourd’hui, en dépit de toutes nos révélations appuyées par des faits vérifiables et des indications très précises, Omar Bacha est maintenu à son poste par l’actuel patron de la DGSN, Khelifa Ounissi. Le premier responsable de la police algérienne protège cette clique mafieuse  qui sévit à l’aéroport d’Alger parce qu’il est totalement impliqué dans leurs affaires sombres. En réalité, Khelifa Ounissi est lui-même pris en otage par un certain Tahar Allache, l’ex-directeur de l’aéroport d’Alger, la tête pensante de ce réseau de trafic malsain, à savoir l’homme qui manipule Omar Bacha à sa guise et l’entraîne dans des opérations opaques consistant à marchander le passage par les postes de contrôle de la police des frontières auprès des businessmans apeurés par les enquêtes sur la corruption et les dirigeants politiques les plus influents du sérail qui veulent quitter et revenir au pays en toute discrétion.

Tahar Allache est cité dans une grosse enquête qui a été entamée depuis plusieurs mois par le tribunal de Dar El-Beida. L’homme a été officiellement limogé de son poste, mais des lobbys puissants de la DGSN ont convaincu des généraux de l’institution militaire de le maintenir sur place à l’aéroport d’Alger sans lui concéder un titre officiel. Du jamais vu. Les alliés de Tahar Allache sont allés jusqu’à saisir l’entourage du général de corps d’armée Ben Ali Ben Ali, le patron de la Garde Républicaine, pour obtenir une dernière chance à un Tahar Allache qui pourrait finir en prison si la justice algérienne accélère réellement son instruction judiciaire dans le dossier qui l’inculpe de corruption, détournements de fonds publics, chantage, menaces de mort, etc.

L’objectif de Tahar Allache est d’utiliser son réseau à l’aéroport d’Alger pour semer la terreur, provoquer le chaos dans le but de contraindre le ministère des Transports de le rappeler à ses fonctions pour redevenir comme avant le véritable patron et maître du plus grand aéroport du pays.

Et pour ce faire, Tahar Allache recourt à Omar Bacha pour créer les plus grands désagréments aux personnalités qui ont exprimé leur hostilité à l’égard du corrompu ancien patron de l’aéroport d’Alger. Mais dans ce réseau, nous retrouvons un troisième élément, et pas des moindres. Il s’agit du commissaire principal des Renseignements généraux Adlène Ilmatine, le premier responsable des RG de tout l’aéroport d’Alger qui jouit d’un statut particulièrement intrigant. L’homme ne dépend comme les autres fonctionnaires des RG de la direction des renseignements généraux dirigée par un certain Benyettou Benziane dit Slimane. Non, le commissaire principal Adlène Ilmatine travaille directement sous la coupe du patron de la Police aux frontières (PAF), le fameux Mohamed Noui Sifi.

Une anomalie qui demeure jusqu’à aujourd’hui inexpliquée, mais qui permet à Tahar Allache et le sinistre Omar Bacha d’instrumentaliser Adlène Ilmatine dans leurs manoeuvres et combines mafieuses. Ainsi, ce commissaire principal des RG fournit aux deux premiers lascars toutes les informations sur les familles des personnalités qui osent leur exprimer une hostilité assumée. Les horaires de leurs arrivées à l’aéroport d’Alger, les numéros de leurs vols, leurs destinations, les numéros de leurs passeports, et Omar Bacha se charge ensuite d’organiser les intimidations et les harcèlements.

Mieux encore, lorsque Tahar Allache veut conclure une affaire avec un businessman véreux qui veut faire évader des sommes considérables en devises ou introduire en Algérie des produits illicites ou interdits, le commissaire principal Adlène Ilmatine leur prépare le terrain en leur fournissant toutes les informations sur les dispositifs déployés par les services des douanes algériennes et les personnes dont il faut « acheter » le silence ou la complicité pour pouvoir mettre en place les « circuits » de leurs business illégal. C’est donc une véritable mafia structurée et organisée qui porte un énorme préjudice à l’ordre public.

Algérie Part poursuit ses investigations et publiera prochainement de nouvelles révélations sur les affaires scabreuses de ce réseau protégé par les dirigeants de la DGSN et certaines pontes du pouvoir algérien.

 

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