Ali Haddad aux juges de la Cour d’Alger : « Si vous avez vraiment des preuves contre moi pour blanchiment d’argent, décapitez moi ! »

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Ali Haddad, l’homme qui fut pendant ces dernières années la deuxième fortune du pays, s’est montré imperturbable devant les juges de la Cour d’Alger lors du procès en appel de l’affaire des privilèges illicites accordés aux projets du montage des véhicules neufs et les financements occultes de la campagne électorale du Président Bouteflika. « Si vous avez vraiment des preuves contre moi pour blanchiment d’argent, décapitez-moi ! », a lancé le patron de l’ETRHB aux juges qui l’interrogeaient ce mardi matin à la Cour d’Alger. 

Ali Haddad se dit aussi innocents et se lavent  des mains dans l’affaire des financements occultes de la campagne électorale du 5e mandat. Dans un précédent témoignage délivré au tribunal de Sidi M’hamed lors des premières audiences de ce méga-procès tenu le 8, 9 et 10 décembre 2019, Ali Haddad a expliqué en toute franchise que c’est Said Bouteflika qui était à l’origine de l’organisation de la collecte des fonds nécessaires aux financements de la campagne électorale du 5e mandat.

Dans ce même, Chaib Hamoud, l’ex-chargé des finances de la campagne électorale du 5e mandat, âgé de 90 ans, a confirmé une nouvelle fois aux juges de la Cour d’Alger que Said Bouteflika était le véritable chef-d’orchestre de cette opération de collecte des fonds pour la campagne du 5e mandat. Selon Chaib Hamoud, plus de 75 milliards de centimes ont été réunies dans une première étape pour assurer le financement de la campagne du 5e mandat. Dans le premier procès organisé au tribunal de Sidi M’hamed, Chaib Hamoud avait fait savoir que l’argent collecté pour la campagne du 5e mandat était « déposé sur deux comptes au CPA », ouverts au nom de Abdelmalek Sellal en tant que directeur de la campagne et de son successeur, Abdelghani Zaalane.

 

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