Scandaleux : des entreprises publiques et privées refusent de réintégrer les manifestants du Hirak incarcérés injustement

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Double peine pour les manifestants du Hirak incarcérés injustement par le pouvoir algérien. Ces détenus d’opinion ont subi une peine de prison ferme et une exclusion sociale indigne des temps modernes. En effet, de nombreux anciens détenus d’opinion du Hirak n’ont pas été réintégrés dans leurs emplois par des entreprises publiques ou privées dans lesquelles ils travaillaient depuis des années pour certain d’entre-eux. 

« D’anciens détenus sont dans une situation très précaire. Leurs familles ont souffert durant leur détention. Leur situation n’a pas changé. Il y a une raison à cela : les entreprises publiques et privées refusent de les reprendre, s’ils ne peuvent pas présenter de jugement final de leur verdict », dénonce à ce titre Kaci Tansaout, coordinateur national du Comité national pour la libération des détenus (CNLD) dans un entretien accordé au quotidien francophone El Watan.

Kaci Tansaout cite l’exemple de Brahim Daouadji, détenu de Mostaganem, qui mène une bataille ferme avec la direction de l’éducation de sa wilaya pour être réinstallé dans son poste, mais sans résultat à ce jour. Le coordinateur du CNLD donne également l’exemple de Kamel Ould Ali, employé aux Impôts de Tizi Ouzou. Seul Khebani Abdelbasset, cuisinier à la wilaya de Tizi Ouzou, a pu reprendre du service, explique la même source d’après laquelle de nombreux ex-détenus connaissent cette même situation désagréable, après leur libération. « Nous devons tout faire pour qu’ils soient réhabilités et retrouvent leurs emplois et leur dignité », a plaidé le coordinateur du CNLD, un réseau d’avocats et de juristes qui ont déployé énormément d’efforts pour dénoncer l’innocence des détenus d’opinion et réclamer leur libération.

 

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