L’homme d’affaires Hassan Larbaoui : « On m’a sali gratuitement. Bouchouareb ne m’a jamais rien donné et j’ai payé tous mes impôts »

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A la Cour d’Alger, l’homme d’affaires Hassan Larbaoui, propriétaire de l’usine de montage des véhicules de la marque sud-coréenne KIA Motors, a clamé haut et fort son innocence lors du procès en appel de l’affaire des privilèges illicites accordés aux projets du montage des véhicules neufs et les financements occultes de la campagne électorale du Président Bouteflika. « On m’a sali gratuitement. Bouchouareb ne m’a jamais rien donné et j’ai payé tous mes impôts », a dit ainsi Hassan Larbaoui, l’un des plus jeunes oligarques algériens qui a été placé en détention à la prison d’El-Harrach depuis le 20 juin 2019. 

A la suite de sa condamnation à 6 ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed, Hassan Larbaoui a été transféré à la prison de Koléa. Lors de ce procès en appel qui se déroule depuis hier dimanche à la Cour d’Alger, Hassan Larbaoui a fait savoir qu’il n’a bénéficié d’aucun privilège illicite pour lancer ses projets. « je suis dans le commerce depuis 1999 et j’ai créé ma société en 2005. Et en 2013, on s’est lancé dans les préparatifs pour entrer dans l’activité du montage des véhicules utilitaires et Bus. En juillet 2017, nous avons lancé officiellement notre activité de montage des véhicules neufs », s’est défendu Hassan Larbaoui en faisant savoir qu’il avait consenti à un investissement dépassant les 2000 milliards de centimes pour lancer son usine de KIA Motors à Batna. « J’ai toutes les factures qui le démontrent. Nous avions un ambitieux projet industriel en partenariat avec les sud-coréens. Nous avions employé plus de 7 mille ouvriers et plus de 500 universitaires. Nous avions établi des conventions avec des centres de formation professionnelle », a expliqué ainsi Hassan Larbaoui d’après lequel des projets d’exportation ont été mis en place pour commercialiser des véhicules KIA Motors assemblés et montés en Algérie au Sénégal.

Hassan Larbaoui a affirmé enfin que ces projets ont suscité l’hostilité et la convoitise de plusieurs lobbys qui ont voulu saboter l’industrialisation de l’Algérie. L’homme d’affaires originaire de Batna se dit ainsi victime d’une machination politique et judiciaire.

 

 

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