Le milliardaire Ahmed Mazouz : « j’étais contraint de donner 39 milliards de centimes à la campagne du 5e mandat pour lancer mon usine »

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Ce lundi à la Cour d’Alger, l’homme d’affaires et milliardaire Ahmed Mazouz, l’un des hommes les plus riches du pays classé 4e fortune en Algérie pendant ces 10 dernières années et patron de plusieurs entreprises prospères comme le célèbre fabricant de jus N’gaous, le grand centre commercial de Bab Ezzouar ou l’usine de montage des véhicules utilitaires Chery et camions Shacman à Sétif, a jeté un véritable pavé dans la mare en expliquant les raisons qui l’on conduites à financer la campagne électorale du 5e mandat brigué par Abdelaziz Bouteflika. 

« J’ai été contraint de donner 39 milliards de centimes à la campagne électorale pour le 5e mandat », a raconté ce lundi lors du procès en appel de l’affaire des privilèges illicites accordés aux projets du montage des véhicules neufs et les financements occultes de la campagne électorale du Président Bouteflika. « Les frères Kouninef ont bloqué mon projet de raffinerie de sucre qui devait être opérationnelle d’ici la fin de l’année 2018″, a assuré Ahmed Mazouz d’après lequel cette méga-usine située dans la wilaya de Boumerdès n’a jamais pu être mise en service parce que les frères Kouninef, de puissants lobbyistes amis de Said Bouteflika, ont exercé leur influence pour empêcher Sonelgaz de fournir du gaz et de l’électricité aux installations industrielles de cette future usine du groupe Mazouz.

« Ali Haddad m’a dit lorsque je l’ai sollicité qu’il faut financer la campagne électorale et ensuite on t’aidera et on te débloquera tous tes projets », a raconté ainsi le milliardaire Ahmed Mazouz placé en détention depuis le 3 juillet 2019 et condamné en première instance par le tribunal de Sidi M’hamed à 7 ans de prison ferme le 10 décembre 2019.

L’homme d’affaires Ahmed Mazouz s’est dit victime du système érigé par Bouteflika et réclame à la Cour d’Alger sa relaxe.

 

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