Sellal explose sa colère à la Cour d’Alger : « Il n’y avait ni justice, ni parlement ni gouvernement, le seul pouvoir c’était Bouteflika »

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Ce dimanche à la Cour d’Alger, l’ancien premier-ministre, Abdelmalek Sellal, a laissé éclater sa colère lors du procès en appel de l’affaire de l’assemblage automobile et du financement de la campagne pour le cinquième mandat. Dans ses réponses aux juges, Sellal a demandé la convocation comme témoin de l’ancien président de la République Abdelaziz Bouteflika. 

« A cette époque-là, il n’y avait ni justice, ni parlement ni gouvernement, tout le pouvoir était entre les mains de Bouteflika », a assuré Sellal qui avait été condamné la première fois le 10 décembre 2019 par le tribunal de Sidi M’hamed à 12 ans de prison ferme pour des accusations de malversations financières et des faits de corruption.

Sellal a expliqué aux juges qu’il n’était nullement responsable du gâchis financier constaté à la suite du lancement des projets de l’industrie du montage des véhicules neufs. « Je n’ai pas géré des projets. Tout secteur avaient un ministre, et moi, j’ai coordonné et veillé sur l’application du programme », a-t-il dit en reconnaissant qu’il n’avait aucun « pouvoir » sur Abdesslam Bouchouareb, l’ex-ministre de l’Industrie, en fuite à l’étranger et condamné lui aussi par le tribunal de Sidi M’hamed à 20 ans de prison ferme.

Sellal a juré aussi qu’il avait « demandé à maintes reprises son écartement de Bouchouareb, mais, je n’avais pas de pouvoir sur lui », ajoutant que le cahier des charges ne se fait pas à l’initiative du premier ministre mais à celle du ministre. « Mois je signe uniquement les décrets exécutifs, et Ouyahia est témoin, c’est la vérité », a-t-il insisté.

« C’est une affaire politique. Le premier responsable c’est Bouteflika. Il faut qu’il soit présent en tant que témoin. L’heure est grave. Certes le président était malade, mais il suivi au moindre détail de ce qui se passait à travers son frère (Said Bouteflika) », s’est encore défendu Abdelmalek Sellal.  « Je ne suis pas un homme de pouvoir. Je suis allé d’est en ouest, du nord au sud, tout le monde me connait, j’ai appliqué la politique de l’Etat. S’il y a des lacunes, le Parlement l’a adoptée », a-t-il encore dit en responsabilisant tous les acteurs politiques ayant occupé des fonctions au sein du même pouvoir dirigé par Abdelaziz Bouteflika.

 

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