Sellal aux juges de la Cour d’Alger : « Le mal que vit notre pays est la conséquence d’une mauvaise gouvernance »

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« Le mal que vit notre pays est la conséquence d’une mauvaise gouvernance », c’est avec ces termes que l’ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s’est défendu contre les accusations de corruption et de détournement de deniers publics dont il fait l’objet lors de son procès en appel à la Cour d’Alger. Et Sellal impute cette mauvaise gouvernance à l’ancien Président qu’il avait servi fidèlement, à savoir Abdelaziz Bouteflika.

En toute franchise, Abdelmalek Sellal a vidé son sac ce dimanche à la Cour d’Alger. A en croire l’ex-premier ministre, il n’avait aucun pouvoir en Algérie durant le long règne de Bouteflika. Sellal qui était premier-ministre de 2012 jusqu’à 2017 a raconté aux juges que tout se faisait par téléphone selon les instructions et le bon vouloir de Bouteflika. « Le jour de ma nomination par téléphone, j’ai pris un stylo et j’ai écrit la liste des ministres, je n’ai nommé personne », a-t-il expliqué.

A une autre question du juge de savoir pourquoi il n’avait pas oser démissionner,  Sellal a répondu qu’il « y a un grand responsable qui avait parlé par le passé, on l’a humilié et limogé, et son fils a été jeté en prison où il a mangé avec nous des haricots et des lentilles » en faisant référence à Abdelmadjid Tebboune, l’actuel Président et son fils qui avait été emprisonné depuis l’été 2018 jusqu’à sa remise en liberté la semaine passée. 

 

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