Ouyahia depuis la Cour d’Alger : « On m’a accusé de corruption, qu’on me donne le nom de cet homme qui m’a corrompu »

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Face aux juges de la Cour d’Alger pour le procès en appel dans l’affaire des privilèges illicites accordés aux projets de montage des véhicules neufs et les financements occultes de la campagne électorale du 5e mandat, Ahmed Ouyahia, l’ex-Premier ministre, s’est montré confiant et a défendu bec et ongles son innocence. 

« On m’a accusé  de corruption, qu’on me donne le nom de cet homme qui m’a corrompu », a lancé Ahmed Ouyahia aux juges qui doivent décider s’ils confirment ou infirment le verdict de 15 ans de prison ferme prononcé à son encontre par le tribunal de Sidi M’hamed le 10 décembre dernier.

« Je sors de chez moi sous la garde, je rentre à mon bureau sous la garde, je me demande quand et qui m’a corrompu », a ironisé encore Ahmed Ouyahia. Quant aux mauvaises décisions prises par les gouvernements qu’il avait dirigé, Ahmed Ouyahia a relativisé leur portée et a défendu son bilan.

« J’étais nommé quatre fois comme chef du Gouvernement, je connais très bien la mission d’appliquer le programme du président et les intérêts supérieurs de mon pays. On m’a accusé d’avoir établi par népotisme une liste de personnes pour le montage de véhicules, alors que j’ai juste veillé sur les intérêts de mon pays », répond-il au juge tout en lui expliquant les tenants et aboutissants de certaines mesures économiques.

Concernant ainsi les avantages fiscaux et parafiscaux accordés aux propriétaires des usines de montage des véhicules neufs, Ahmed Ouyahia a expliqué que « ces privilèges n’ont pas été accordés par le Premier ministre, mais plutôt par la loi algérienne, qui est une politique visant à encourager l’investissement, par exemple, la Corée offre des avantages majeurs en matière immobilière et fiscale, c’est le cas de la France aussi ».

« Vous venez nous poursuivre sur la question des avantages. Celui qui accorde les privilèges a lui-même sont les services de la fiscalité et des Douane, c’est-à-dire des services financiers, et aujourd’hui ils se sont constitué en partie civile du ministère des Finances contre nous… Comment est-ce possible ? », s’est-il interrogé pour démontrer l’illégalité des poursuites judiciaires dont il fait l’objet.

 

 

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