Enorme mauvaise nouvelle pour l’Algérie : les prix du baril de pétrole s’effondrent et risquent de passer sous la barre des 50 dollars

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C’est une très mauvaise nouvelle pour le pouvoir algérien dont les caisses sont déjà épuisées en raison de la crise financière qui s’accentue depuis 2015/2016. Les prix du baril du pétrole se sont effondrés depuis hier mercredi et dans les jours à venir, le monde risque de connaître un terrifiant choc pétrolier. Preuve en est, vers 11h35 GMT (12h35 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 56,09 dollars à Londres, en baisse de 4,12% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour le même mois perdait 3,93%, à 51,28 dollars, peu après avoir touché 51,24 dollars, soit une baisse de 4,01%. Et cette baisse risque de s’aggraver d’ici la fin de cette semaine à cause de la propagation rapide et dangereuse du « coronavirus dans plusieurs pays hors de Chine pèse sur les marchés », expliquent de nombreux experts. Selon les prévisions les plus optimistes, le baril de pétrole va passer sous la barre du 50 dollars le baril provoquant ainsi d’immenses pertes pour les pays rentiers comme l’Algérie.

Le coronavirus a occasionné un inquiétant ralentissement de l’activité économique et industrielle de la Chine, l’un des plus gros consommateurs de pétrole. Et ce ralentissement de la Chine a été aggravé par l’accélération de l’épidémie de pneumonie depuis lundi à travers le globe, avec des bilans en forte hausse de la Corée du Sud à l’Iran qui comptent respectivement le plus grand nombre de cas de contamination et de décès en dehors de Chine.

En Europe, l’Italie est devenue ce week-end le premier pays du continent à imposer des mesures de quarantaine dans une dizaine de communes du nord de la péninsule. Le pays recense officiellement lundi un total de 165 cas de contagion, pour quatre décès.

La forte baisse des prix du baril du pétrole en début de séance lundi met un coup d’arrêt à la progression des deux cours de référence européen et américain, qui était de l’ordre de 2% la semaine dernière et de respectivement 10% et 8% depuis une reprise amorcée le 10 février.

L’Agence internationale de l’énergie évalue, de son côté, à près d’un demi-million de barils par jour la chute de la demande au premier trimestre. Les prix suivent la même courbe : le baril est passé de près de 65 dollars début janvier à un peu plus de 50 dollars actuellement. Cela reflète le poids de la Chine qui représente 14% de la consommation mondiale et surtout les trois-quarts de la hausse quand la consommation de pétrole augmente.

La situation est donc alarmante et les pays de l’OPEP vont se retrouver la semaine prochaine à Vienne pour tenter d’apporter une réponse côté offre à la mesure des risques qui pèsent sur la demande. Dans tous les cas, l’Algérie est totalement perdante. Si l’OPEP demande une baisse de la production, l’Algérie perdra de l’Algérie. Et si le prix du baril du pétrole continuera à baisser, l’Algérie perdra également beaucoup d’argent.

Certains experts prévoient au minimum des baisses de 15 à 20 % des prix du baril du pétrole. Ce qui représentant des prix qui peuvent aller jusqu’à la mi-mars jusqu’à 45 dollars, voire moins. Pour l’Algérie, cela représente jusqu’à 35 ou 40 % de pertes des revenus en devises pour les exportations des hydrocarbures. L’année 2020 et l’épidémie du Coronavirus finiront par ravager les finances de l’Algérie.

 

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