Document exclusif. Une plainte pour menaces de mort bloquée depuis juin : Qui protège Tahar Allèche, l’ex-patron de l’Aéroport d’Alger ?

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C’est un scandale inédit. L’ex-patron de l’aéroport d’Alger, Tahar Allèche, jouit d’une impunité qui soulève de nombreuses interrogations. Une plainte pour menaces de mort a été déposée à son encontre au mois de mars 2019. Enregistrée officiellement par le parquet du tribunal de Dar El-Beida au mois de juin 2019, comme le montre le document exclusif en notre possession, pour menaces de mort. Mais jusqu’à aujourd’hui, Tahar Allèche n’a jamais été inquiété et il continue à se pavaner dans les rues de la capitale Alger. Et pourtant, l’affaire est grave, très grave. 

En effet, Tahar Allèche depuis son limogeage officiel à la fin du mois de septembre 2019 de son poste à la tête de l’entreprise de gestion des service aéroportuaires d’Alger (EGSA), il fait l’objet d’une profonde enquête pour corruption, abus de fonction, trafic d’influence et octroi d’indus avantages. Il est cité officiellement dans plusieurs dossiers notamment les affaires de corruption provoquées par les révélations fracassantes d’Algérie Part sur les conditions dans lesquels deux contrats de sociétés britanniques ont été suspendus par Tahar Allèche en 2018. Des sociétés étrangères punies par le puissant patron de l’aéroport d’Alger parce qu’elles ont refusé de lui verser des pots-de-vin.

Ces deux sociétés s’appellent Gate Technologies et Ultra Electronics. Tahar Allèche est sous enquête depuis début 2019. Il est même sous ISTN depuis le printemps 2019. Mais en dépit de toutes les preuves réunies par ses victimes à son encontre, l’enquête de la justice algérienne est bloquée et son sort demeure mystérieux. Tous les poids lourds du pouvoir algérien sont tombés : Ouyahia, Sellal, Said Bouteflika, Haddad, les Kouninef, etc., sauf Tahar Allèche ! Le monsieur bénéficie d’une protection sur laquelle Algérie Part a publié de nombreux articles. 

Justement, dans le sillage de cette impunité entretenue par des hauts responsables, le représentant des deux sociétés anglaises ne peut plus revenir en Algérie pour la simple raison qu’il a été menacé de mort. En effet, Tahar Allèche a fait part un message clair et net à son détracteur : « tu rentres à Alger, une brigade t’attend pour te liquider » ! De gravissimes menaces de mort qui ont été proférées et actées dans des messages traçables par les services de sécurité algériens et la justice. Malheureusement, le puissant Tahar Allèche a ridiculisé encore une fois la justice algérienne et se joue comme il veut du droit. Jusqu’à quand va demeurer cette impunité ?

 

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