Important procès demain jeudi au tribunal de Blida : Hamel, Berrachedi et Kamel le Boucher sur les bancs des accusés

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Des révélations fracassantes sont attendues demain jeudi au tribunal de Blida où seront jugés Abdelghani Hamel, Nourredine Berrachedi, l’ex-chef de sûreté de la DGSN de la wilaya d’Alger, et le milliardaire controversé Kamel Chikhi, alias le Boucher. Ce procès ne concerne pas réellement le scandale de la cocaine du Port d’Oran qui demeure toujours sous instruction judiciaire au tribunal de Blida, mais un important volet de ce scandale sera tout de même abordé. 
Il s’agit des facilités, privilèges et avantages illicites et illégaux dont jouissaient Kamel Chikhi auprès de la DGSN notamment à Alger en raison de ses relations sulfureuses avec Nourredine Berrachedi, l’ex-chef de sûreté de Wilaya, et tout puissant nabab de la Police algérienne qui faisait la pluie et le beau-temps au niveau de la capitale.
Le procès de demain jeudi sera consacré essentiellement sur les dérives et abus d’autorité ainsi que des abus de fonction de Hamel et Berrachedi au cours de l’exercice de leurs fonctions à la tête de la DGSN.  Et au sujet de la protection et privilèges, obtenus moyennant paiement de pots-de-vin, dont jouissaient Kamel le Boucher auprès de la DGSN, un témoignage clé va bouleverser ce procès. Il s’agit du témoignage de l’ex-commissaire principal de police et ex-chef de la 6ème sûreté urbaine de Kouba.
Cet ancien officier de la DGSN va se constituer partie civile à l’audience pour témoigner des faits d’abus de pouvoir et de fonction dont il avait été victimes de la part de Nourredine Berrachdi en connivence avec son patron Abdelghani Hamel, ex-DGSN.
Ces derniers hauts responsables de la police algérienne ont fait pression sur cet officier pour le contraindre d’accorder un traitement de faveur à Kamel Chikhi qui possède de nombreuses propriétés immobilières à Kouba, son principal fief pour le business.
Le commissaire principal de la 6e sûreté urbaine de Kouba a refusé d’obtempérer et de marcher dans cette combine. Trois mois plus tard, ce cadre de la police algérienne a payé cher sa résistance motivée par ses principes moraux. La direction générale de la DGSN va le « dégager » de son poste et une affaire sera montée de toutes pièces contre lui ce qui lui vaudra un séjour de trois années en prison après avoir l’objet d’un mandat d’arrêt décerné par le tribunal de Koléa. Demain au tribunal de Blida, cet ex-commissaire infortuné expliquera aux juges comment Berrachedi et Abdelghani Hamel se sont enrichis en utilisant leurs fonctions et le personnel de la DGSN pour leurs fins personnelles et les intérêts de leurs alliés milliardaires. On vous l’a dit, ce procès sera explosif…

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