Révélations. Comment Anis Rahmani et Souad Azzouz ont été instrumentalisés par le général Belkecir pour emprisonner des petits fonctionnaires innocents

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A la suite d’une longue grève entamée par les étudiants en pharmacie et leurs homologues en médecine dentaire, qui a duré plusieurs mois en 2017 avant la période des vacances de printemps, donnant suite à une rupture des classes qui s’est soldée par le boycott des examens trimestriels, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique n’avait eu d’autres choix à cette époque que de prolonger les cycles d’études au profit des grévistes afin de leur permettre de rattraper les cours perdus et pouvoir enfin programmer les épreuves finales d’examens.
 
A cet effet, les responsables du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique sous l’égide de l’ancien ministre Tahar Hadjar avaient instruit l’Office national des œuvres universitaires (ONOU) de prendre en charge tous les étudiants grévistes et plus particulièrement en ce qui concerne la restauration, le transport et d’autres prestations réservées exclusivement à la communauté estudiantine. Mais au terme des enquêtes accélérées à l’encontre des oligarques conformément aux instructions fermes de l’ancien et défunt chef d’Etat-Major, Ahmed Gaid Salah, les éléments de Ghali Belkecir l’ancien patron controversé de la gendarmerie nationale,  n’ont pu trouver mieux que de formuler des fausses accusations contre des simples fonctionnaires qui avaient pourtant fourni tous les documents indiquant les recommandations du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que les instructions claires et précises de l’ancien ministre Tahar Hadjar pour accompagner les étudiants grévistes pendant cette période de grève.
 
En effet, puisque en tentant de protéger les intouchables, quelques éléments malsains appartenant au clan du général véreux Ghali Belkecir avaient reprochés aux fonctionnaires de l’ONOU d’avoir rallongé volontairement et sans aucun prétexte les prestations du transport universitaire pour avantager l’homme d’affaire, Mahieddine Tahkout, ce qui a d’ailleurs été mentionné noir sur blanc dans leur  dans leur dossier d’inculpation.
 
Après les auditions, et malgré cette grotesque manipulation en complicité avec l’ancien procureur près le tribunal de Sidi M’hamed, à savoir Fayçal Bendaas, le juge instructeur, avait tout de suite constaté les faits infondés de cette inculpation dont même l’homme d’affaires, en l’occurrence Mahieddine Tahkout, avait déclaré lors de son interrogatoire que ses compléments de service durant cette période qui coïncidait avec les vacances de printemps en raison de la grève des étudiants, n’étaient pas facturée tel était son accord à l’amiable avec l’ex-directeur général de l’office national des œuvres universitaires (Onou), une version qui par la suite qui a été confirmée par tous les accusés présumés et validée par le juge d’instruction en personne.
 
Démasqués par la médiocrité de leurs conclusions bafouées, les enquêteurs impliqués dans ces fausses inculpations, ont tout de suite fait recours à leur fidèle propagandiste qui n’est autre que Anis Rahmani, le propriétaire du groupe médiatique d’Ennahar, pour défendre leur légitimité et ce, en mettant la pression sur le juge instructeur par le biais de l’opinion publique car peu de temps après avoir innocenté les coupables présumés de ces accusations mensongères, un long article était étrangement publié sur le quotidien arabophone « Ennahar » portant un grand titre diffamatoire qui inculpe stupidement tous ces pauvres fonctionnaires alors qu’en réalité, les initiateurs de cette décision n’ont nullement été inquiétés par la justice et encore moins par la brigade de Bab J’did pour approfondir sur le sujet. Le comble, parmi tous les fonctionnaires qui ont exécuté les instructions, seulement ceux d’Alger sont mis en détention provisoire. Mais pourquoi donc ce traitement judiciaire si particulier ?
 
Pour rappel, le quotidien arabophone d’Ennahar est géré par Souad Azzouz, qui n’est autre que l’épouse du propriétaire du groupe médiatique Ennahar, en l’occurrence, Anis Rahmani de son vrai nom Mohamed Mokadem. La justice serait-elle aussi audacieuse pour ouvrir une enquête supplémentaire contre ce couple qui a fait tant de mal aux citoyens Algériens ?

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