Arrestations arbitraires, droits de l’homme bafoués, répression incontrôlée : l’inquiétante et dangereuse gestion de la DGSN

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La gestion actuelle de la Police algérienne suscite une énorme polémique à travers tout le pays jusqu’au plus haut sommet du pouvoir algérien où le dossier de la Direction Générale de la Sécurité Nationale (DGSN) est traité avec beaucoup d’attention dans l’optique de trouver des solutions urgentes aux dérapages récents constatés dans la méthode de travail de l’actuel patron de la Police, Khelifa Lounissi et ses autres fidèles collaborateurs. 

Au Palais Présidentiel d’El-Mouradia, des rapports accablants sur la gestion chaotique et douteuse de la DGSN ont été parvenus à Abdeldmadjid Tebboune. Depuis l’arrivée de Khelifa Lounissi, la DGSN gère très mal ses troupes et la discipline manque cruellement à l’appel. Preuve en est, le 7 février dernier, plusieurs manifestants ont été brutalisés, voire torturés à Mascara par des policiers en tenue et dans des commissariats comme il a été démontré par les récits et photos diffusés par de nombreux activistes comme Hadj Ghermoul, le visage ensanglanté et le corps martyrisés par les coups.

Et ce qui s’est passé à Mascara n’est guère un cas isolé. A Sidi Bel-Abbès, à Oran, à Alger certains vendredis lors de la fin des manifestations du Hirak, à Annaba, sans oublier « l’invasion » des rues groupes de délinquants qui ont agressé et tabassé des manifestants pacifiques sous l’oeil complice des policiers à Bordj Bou Arreridj au mois de janvier dernier. La liste des dérapages est longue. Les arrestations arbitraires et les atteintes caractérisées aux droits de l’homme nous replongent dans les années noires de la décennie des 90. Des personnes souffrant de troubles psychiques ont été placées en garde-à-vue sans aucun motif valable, des personnes âgées ont été malmenées sans aucune honte, des pères arrêtés en présence de leurs enfants et épouses, la DGSN version Khelifa Lounissi est en train de sombrer dans une violence caractérisée et immonde.

La rue, le Hirak, les Algériens et Algériennes réagissent avec pacifisme, came et éloquence face à ces provocations incessantes. Une véritable gifle donnée à Khelifa Lounissi et ses sbires. Et pendant ce temps-là, Amnesty International et les organisations des droits de l’homme accablent l’Algérie à cause de ses violences policières inouïes.

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