Exclusif. Enorme malaise à Ooredoo Algérie : les travailleurs algériens saisissent les autorités publiques et Doha envoie en urgence un haut responsable à Alger

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La situation à Ooredoo Algérie est très critique. Nikolai Beckers, le nouveau directeur général d’Ooredoo Algérie, installé dans ses fonctions depuis août 2019, avait décidé de mettre en place un plan social pour faire face aux difficultés financières de l’opérateur mobile affilié au groupe qatari Ooredoo. Et les premières mesures de ce plan social qui ne dit pas son nom ont suscité la colère des travailleurs algériens. 

Et pour cause, sur les 3000 employés que compte Ooredoo Algérie, près de 900 ont été « libérés » pour ne pas dire licenciés car il s’agit de contrats non-renouvelés. Une mesure radicale qui a incité les travailleurs d’Ooredoo Algérie à se constituer en syndicat autonome pour saisir le ministère du Travail et réclamer des enquêtes sérieuses ainsi que l’intervention de l’Etat auprès de la direction générale d’Ooredoo Algérie accusée de bafouer les droits de ses employés.

Face à ces critiques en interne, la direction générale de l’opérateur Ooredoo Algérie se défend et parle de la nécessité de mener l’entreprise vers « la digitalisation et la transformation et évoluer vers des choses plus innovantes ». Ce qui exigerait des suppressions d’emplois. Or, la réalité du terrain diverge totalement avec les annonces de la direction générale d’Ooredoo Algérie. Au départ, il était question d’étudier la non-reconduction des contrats de 400 employés. Ce chiffre est rapidement monté crescendo parce que les revenus d’Ooredoo Algérie n’ont cessé de continuellement baisser, passant de 22,5 Milliards de Dinars au troisième trimestre 2018 à 21,6 au 4éme trimestre 2018 puis encore à 22 Milliards au premier trimestre 2019 avant d’atteindre 20,1 Milliards au second trimestre 2019.

Mais face à ces mauvaises performances financières, les employés d’Ooredoo Algérie dénoncent des pratiques financières douteuses et des dépenses onéreuses de leur direction générale à l’image de ce contrat de maintenance qui lie Ooredoo Algérie à sa maison-mère Ooredoo Doha qui consiste à consacrer près de 2 % du chiffre d’affaires de l’opérateur algérien à des prestations de maintenance technique. Or, il s’avère selon les sources que nous avons contacté au cours de nos investigations que ces prestations facturées chaque année en devises n’ont jamais été exécutées auprès des services techniques d’Ooredoo Algérie.

Il s’agirait donc de transferts de devises douteux qui pourrait donner naissance à un scandale politico-financier. Par ailleurs, le nouveau DG qui se fait passer pour le chantre de la rigueur et de l’austérité depuis son arrive n’a pas hésité à dépenser récemment près de 40 mille euros pour voyager jusqu’à Marrakech et participer en compagnie des cadres étrangers de l’opérateur de téléphonie mobile algérien à un prestigieux séminaire international.

Ses pratiques ont suscité l’exaspération des travailleurs algériens qui ont chargés leurs délégués syndicaux de saisir les autorités suprêmes du pays notamment la Présidence de la République pour qu’elle se saisisse de ce dossier. Face à ces critiques sévères et ce vent de révolte qui commence à déstabiliser Ooredoo Algérie,  la maison-mère a dépêché en urgence depuis Doha un haut responsable pour tenir ce mercredi matin une réunion au Sheraton d’Alger avec Nikolai Beckers et d’autres cadres dirigeants d’Ooredoo Algérie. Une réunion au cours de laquelle des solutions ont été étudiées pour identifier des issues à la crise qui risque paralyser Ooredoo Algérie.

 

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