Le Financial Times prévient et tire la sonnette d’alarme : « Si l’Algérie ne change pas, elle va devenir le prochain État en déliquescence »

0
857

La situation économique alarmante et dangereuse de l’Algérie a fait l’objet de tout un article publié ce lundi par le célèbre quotidien économique et financier britannique, le Financial Times. Un article qui tire la sonnette d’alarme et affirme clairement que »Si l’Algérie ne change pas radicalement, elle va devenir le prochain État en déliquescence »

Et l’auteur de cet article n’est pas n’importe qui. C’est une grosse pointure internationale. il s’agit effectivement de Nick Butler, professeur invité au King’s College de Londres et président fondateur du Kings Policy Institute. Il préside Promus Associates et Ridgeway Information Ltd. Il est conseiller principal de Coller Capital et de Linton Capital et conseiller stratégique d’Equinor, anciennement appelée Statoil, la célèbre compagnie pétrolière norvégienne.

Cet économiste britannique respecté  dans le monde entier pour ses expertises a fait savoir dans son article que l’Union Européenne doit intervenir et s’intéresser de près à la situation actuelle en Algérie qui va avoir un impact énormément négatif sur l’Europe dans les prochaines années.

« Avec une frontière désertique de 1500 km avec la Libye et le Mali et une situation économique qui empire en raison de la baisse de la production pétrolière et du manque d’investissement, le pays a besoin d’un changement radical et du soutien actif de l’UE s’il ne veut pas devenir le prochain État en déliquescence », a expliqué ainsi Nick Butler. « La région peut sembler éloignée des préoccupations de Bruxelles. Mais la négligence pourrait permettre à la situation de se détériorer, avec de graves conséquences pour la région et au-delà », a-t-il encore averti.

L’économiste britannique estime enfin que « l’Algérie pourrait entrer dans une spirale de déclin, avec une baisse des revenus, un exode accéléré des talents et des risques sécuritaires induits par les troubles civils ». Pour éviter cette situation, il considère qu’il faut en toute urgence un « programme de réformes mérite le soutien actif de l’UE » pour accompagner l’Algérie dans son changement.

 » L’Algérie a le potentiel de fournir à l’Europe une énergie à faible coût, mais il est encore plus important de stabiliser un pays qui, en cas de problème, pourrait être à l’origine d’un grand nombre de migrants économiques », conclut en dernier lieu Nick Butler. Les autorités algériennes et européennes vont-elles prendre en considération cet avertissement ?

 

LEAVE A REPLY