Exclusif. Un haut responsable de Sonatrach sulfureux, incompétent et controversé conduira une importante délégation à ExxonMobil au Texas

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Au moment où l’Algérie subit une crise financière sans précédent en raison de la chute de  ses revenus en devises et de son instabilité politique chronique, le destin de la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, se retrouve entre les mains d’un dangereux « pyromanes » dont les mauvaises décisions ou l’incapacité de comprendre les dessous des dossiers énergétiques les plus sensibles de notre pays peuvent causer un énorme préjudice moral, et financier, à notre pays. 

Et c’est exactement dans cette configuration dangereuse que se retrouve en ce moment Sonatrach depuis la nomination de Rachid Si Mohamed à la fin du mois de juiner 2019 au poste de Secrétaire Général de la compagnie. Cette nomination a été entérinée par l’ex-PDG de Sonatrach, Rachid Hachichi. Cette décision avait suscité à l’époque un énorme tollé au sein de Sonatrach. Et pour cause, Rachid Si Mohamed est l’ancien premier responsable de la direction juridique de Sonatrach avant qu’il ne soit limogé de son poste par l’ex-PDG Amine Mazouzi dés son arrivée à la tête de l’establishment de Sonatrach en mai 2015. A cette époque, Si Mohamed Rachid avait défrayé la chronique  par la perte de plusieurs arbitrages de Sonatrach face à ses partenaires étrangers. Ce qui a occasionné à la compagnie nationale des hydrocarbures des pertes sèches de plusieurs millions, voire centaines de millions de dollars.

En plus, le sieur Si Mohamed Rachid avait causé une polémique affolante au sein de Sonatrach en raison de l’harcèlement sexuel qu’il exerçait à l’égard de plusieurs femmes cadres de la compagnie nationale des hydrocarbures. Selon nos investigations, 7 de ces femmes vont porter l’affaire devant le tribunal de Bir Mourad Rais à partir de 2014. Le scandale fut étouffé en toute discrétion par Amine Mazouzi dés son arrivée au poste de PDG en 2015.

Mais comme par hasard, Rachid Si Mohamed reviendra par la grande porte grâce à Saïd Sahnoune, l’ex vice-président de la Sonatrach chargé de l’activité amont (forage, exploration, recherche et développement) et l’un des dirigeants les plus influents de Sonatrach durant ces dernières troublantes années. Cet enfant de la boite réputé, certes, pour ses compétences de techniciens a été PDG par intérim de Sonatrach de 2014 à 2015. A l’époque de Rachid Hachichi, il était considéré comme le véritable « gourou » de Sonatrach et son influence grandissante et illimitée sur son PDG Rachid Hachichi suscitait un énorme malaise y compris au ministère de l’Energie où des voix se sont élevées à maintes reprises pour s’interroger sur l’identité du véritable « chef » à Sonatrach. Mais pourquoi Said Sahnoune a imposé le retour du controversé  Rachid Si Mohamed ?

Selon nos investigations, tout ce beau monde est lié à Mustapha Hanifi, directeur des hydrocarbures au ministère de l’Énergie, qui compose et manoeuvre avec certains caciques de Sonatrach pour mettre en place un puissant clan dont l’objectif est de tisser une véritable toile d’araignée qui peut s’emparer du PDG de Sonatrach et lui imposer ses propres agendas. Preuve en est, à la surprise générale, c’est Rachid Si Mohamed qui conduira à la fin du mois de février une importante délégation à Irving au Texas pour se rendre au siège du géant américain ExxonMobil. Cette visite devrait permettre à la délégation de Sonatrach de réclamer de nouvelles négociations concernant la gestion de la raffinerie italienne d’Augusta achetée par Sonatrach en mai 2018.

A cause de la mauvaise gestion actuelle de Sonatrach et de son instabilité maladive, 3 PDG en une seule année, Augusta fait perdre beaucoup d’argent à la compagnie nationale des hydrocarbures. Les pertes sont évaluées à plus de 30 millions de dollars par mois en raison des obligations contractuelles signées avec ExxonMobil et que Sonatrach peine à respecter à défaut d’un management sérieux.

Malheureusement, pour discuter de ce dossier stratégique pour l’avenir de Sonatrach et pour ses équilibres financiers, la délégation algérienne sera conduit par un haut responsable qui ne connait absolument rien à ce dossier puisqu’il est arrivé bien après les négociations et les conclusions du marché avec ExxonMobil. Un haut responsable qui a perdu par le passé de nombreuses affaires judiciaires et qui n’a jamais convaincu un seul partenaire étranger de conclure un accord favorable aux intérêts de Sonatrach. Comment peut-on expliquer une telle inconscience ?

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