Confidentiel. Les « services » vont réactiver leurs poursuites judiciaires contre Anis Rahmani pour atteinte à corps constitué

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De nouvelles affaires judiciaires vont éclater dans le sillage de l’arrestation et l’emprisonnement d’Anis Rahmani, le patron d’Ennahar TV. Les services secrets algériens, l’ex-DRS, vont réactiver les poursuites judiciaires à l’encontre d’Anis Rahmani pour atteinte grave à corps constitué à la suite de la diffusion le 9 octobre 2019 de l’enregistrement de sa communication téléphonique avec le colonel Smail, un haut gradé du DRS, et ex-chef du centre opérationnel Antar à Ben Aknoun. 

A l’époque des faits, une plainte devait être déposée pour poursuivre Anis Rahmani devant les tribunaux. Mais, cette procédure a été suspendue en raison du véto du ministère de la Défense Nationale sous l’égide du défunt Gaid Salah. En effet, si les services de renseignements algériens  étaient officiellement rattachés à la Présidence de la République, ils gardent toujours le statut d’agents et officiers militaires et dépendent juridiquement du ministère de la Défense Nationale.

Aujourd’hui, après la disparition de Gaid Salah, rien ne peut bloquer cette action judiciaire d’autant plus que les deux principales branches des services secrets algériens, la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ont été rattachées de nouveau à la Présidence de la République depuis l’arrivée au pouvoir d’Abdelmadjid Tebboune. Après avoir bénéficié de l’impunité pendant des années, Anis Rahmani est rattrapé par son passé et cette futur affaire judiciaire concernant l’enregistrement audio d’un officier du DRS dévoilé sur sa télévision Ennahar TV va provoquer certainement l’un des plus gros scandales de l’Algérie contemporaine.

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