L’oligarque Mohamed Laid Benamor entre les mains des enquêteurs et de nouvelles graves accusations de blanchiment d’argent et transfert illicite de devises

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La chute risque d’être très brutale pour le milliardaire Mohamed Laid Benamor, le dernier des oligarques algériens encore en liberté depuis la chute des Bouteflika au début du mois d’avril 2019. Selon nos sources, cet ex-bras droit d’Ali Haddad au FCE et ex-président de la chambre algérienne du commerce et de l’industrie (CACI) est encore et toujours entre les mains des enquêteurs de la brigade de recherches de Bab Jedid de la gendarmerie nationale pour qu’il soit auditionné dans d’autres dossiers sur lesquels la justice algérienne a demandé un complément d’enquête. 

En effet, en plus du très lourd dossier du complexe agroalimentaire étatique de Corso qui lui a été cédé dans des conditions troublantes en 2013, Mohamed Laid Benamor fait l’objet d’autres accusations liées à l’obtention d’indus avantages, à l’exportation de denrées alimentaires fabriquées à partir de matières subventionnées et à l’obtention de crédits bancaires sans garantie, au transfert illégal de devises et au blanchiment d’argent.

C’est la première fois que le milliardaire Mohamed Laid Benamor fait l’objet d’une enquête aussi approfondie de la part des services de  sécurité. L’homme qui fait certaines l’objet d’une interdiction de sortie du territoire national depuis le 27 avril 2019, mais ses premières convocations à la brigade de recherches de Bab Jedid en 2019 n’ont donné lieu à aucune poursuites judiciaires sérieuses. Et lors de ces premières auditions, Mohamed Laid Benamor bénéficiait d’un traitement de faveur et d’une protection intrigante qui lui permettait d’échapper aux questions gênantes concernant des affaires scabreuses comme celle du détournement du foncier agricole à Aïn Berda (Annaba) dans laquelle serait impliqué l’ex-wali d’Annaba Mohamed El-Ghazi qui est placé en détention provisoire le 6 août 2019.

Aujourd’hui, les protecteurs de Mohamed Laid Benamor sont tombés et plus personne ne semble capable de le protéger d’un placement sous mandat de dépôt. Reste enfin à connaître la décision finale que devra adopter dans ce dossier délicat le tribunal de Sidi M’hamed.

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