Exclusif. L’affaire Anis Rahmani : plus de 700 plaintes depuis 2015 et plusieurs de 11 millions d’euros de mouvements à l’étranger

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Anis Rahmani, le controversé patron d’Ennahar TV, est toujours entre les mains des enquêteurs de la brigade de recherches de Bab Jedid de la gendarmerie nationale et sa garde à vue pourrait être prolongée encore d’une journée, a-t-on appris au cours de nos investigations. Selon nos sources, l’affaire d’Anis Rahmani est très complexe et lourde. Elle nécessite du temps et une confrontation avec plusieurs autres acteurs et hauts responsables politiques et militaires. 

Mais, d’abord, quels sont les axes majeurs de l’affaire Anis Rahmani ?  Le controversé et sulfureux patron d’Ennahar TV est cité dans plus de 700 plaintes répertoriées jusqu’à maintenant par les services de la brigade de recherches de Bab Jedid. Chaque plainte constitue à elle-seule une affaire en soi. Mais toutes ces plaintes dévoilent des informations gravissimes sur des pratiques de chantage, d’escroquerie, mais aussi de violations systématiques de la vie privée et des atteintes inqualifiables à l’intégrité morale et l’honneur d’un grand nombre d’Algériens et d’Algériennes.

Mais Anis Rahamni est également cité dans le volet financier des investigations menées par les enquêteurs de la gendarmerie nationale. Le patron d’Ennahar TV est impliqué directement dans un mouvement de capitaux en devises vers l’étranger évalué à plus de 11 millions d’euros ces dernières années. Une immense fortune que le patron de presse Anis Rahmani n’a jamais pu justifier et dont les transferts illicites en devises vers Dubai, la France ou Londres constituent de graves infractions à la réglementation des changes en Algérie. Selon nos sources, la présentation d’Anis Rahmani devant le parquet du tribunal de Sidi M’hamed n’a pas été encore décidée au regard de l’ampleur des investigations qui sont toujours en cours à la brigade de recherches de Bab Jedid. Il est encore peu probable qu’il soit déféré dés aujourd’hui jeudi devant les juges du tribunal de Sidi M’hamed. Affaire à suivre…

 

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