De 40 milliards de dollars en 2012 jusqu’à 26 milliards de dollars en 2019 : le pétrole rapporte de moins en moins de recettes fiscales à l’Etat algérien

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L’Etat algérien ne pourra plus compter sur les recettes fiscales provenant de sa production et exportation des hydrocarbures pour se financer. C’est la conclusion les dirigeants algériens commencent à petit à petit à aboutir à la lecture des chiffres effrayants de la chutes des recettes de la fiscalité pétrolière.

Si en 2012, ces recettes étaient de 4.054,349 mds de DA, à savoir l’équivalent de 40 milliards de dollars, en 2019, les recettes de cette fiscalité pétrolière ont atteint à peine les 2.667 milliards (mds) de DA, à savoir l’équivalent de 26 milliards de dollars. Une chute vertigineuse et dramatique qui en dit long sur la fragilité dangereuse de la situation financière de notre pays.

Dans son plan d’action adopté la semaine dernière par le Conseil des Ministres et présenté aujourd’hui mardi devant le Parlement, le nouveau gouvernement Tebboune a reconnu que les recettes collectées au titre de la fiscalité ordinaire en 2019 n’ont couvert les dépenses de fonctionnement qu’à hauteur de et « les recettes de la fiscalité pétrolière ont sensiblement chuté ces dernières années à cause de la baisse des prix du baril de pétrole », explique-t-on dans ce même plan.

D’autre part, la même source reconnait également que le cours moyen du brut algérien, le Sahara Blend, a perdu sept dollars en 2019, s’établissant à 64,49 dollars le baril (contre 71,44 dollars en 2018), en raison du ralentissement de la demande sur les marchés internationaux, notamment sous l’effet de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis. Le nouveau gouvernement Tebboune s’est appuyé sur le dernier rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour établir ces chiffres.

L’Algérie ne peut donc plus dépendre de son pétrole et gaz surtout que la consommation intérieure est en train d’augmenter de manière phénoménale. Et pour cause, ka demande interne en gaz et en produits pétroliers a connu une grande croissance supérieure à 7 %, entraînant à l’horizon 2025-2030, un déficit structurel entre l’offre et la demande sur le marché national impactant négativement les engagements du pays envers les clients étrangers. En clair, l’Algérie n’aura pas assez de gaz ou de pétrole pour l’exporter à l’étranger à partir de 2030 et devra consacrer sa production à la satisfaction du marché national. De quoi va vivre donc l’Etat algérien ? Telle est la question qui hante tous les hauts responsables du pouvoir algérien.

 

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