Les graves accusations de Said Bouteflika contre le défunt Ahmed Gaid Salah : « c’est lui qui avait contraint mon frère à se porter candidat au 5e mandat »

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Said Bouteflika, le frère et ancien conseiller de l’ex-Président de la République, a enfin parlé ! Et cette fois-ci, il a jeté un véritable pavé dans la mare. Au Tribunal militaire de Blida dans un procès en appel à l’encontre des accusés dans l’affaire de complot contre l’autorité de l’Etat et de l’Armée, Said Bouteflika a dévoilé les dessous du 5e mandat qui a été brigué par son frère Abdelaziz Bouteflika. 

« C’est Gaid Salah qui a fait pression sur mon frère pour qu’il accepte de se porter candidat à un 5e mandat successif. Gaid Salah est venu le voir à trois reprises à la résidence présidentielle de Zéralda pour le persuader d’accepter de se porter candidat en prévision des élections d’avril 2019. Tayeb Belaiz et Ahmed Ouyahia ont été témoins de ces réunions organisées entre mon frère et Ahmed Gaid Salah », révèle ainsi Said Bouteflika aux juges du tribunal militaire de Blida.

Said Bouteflika a décidé, cette fois-ci, de ne plus s’enfermer dans le silence comme lors du premier procès organisé entre les 23 et 26 septembre 2019. L’ex-conseiller influent du Président Bouteflika, et le cerveau du régime algérien ces 7 dernières années, a fait porter entièrement la responsabilité de la crise politique provoquée par le 5e mandat au défunt Ahmed Gaid Salah.

« Le 23 mars 2019, j’ai rencontré Ahmed Gaid Salah et je lui ai annoncé que mon frère est prêt à démissionner de ses fonctions de Président de la République. Nous avons conclu que mon frère termine ses jours en tant que Chef de l’Etat en procédant à l’inauguration de la Grande Mosquée d’Alger et du nouvel aéroport international d’Alger. Le jour même, Ahmed Gaid Salah a rendu visite à mon frère pour lui lire une lettre en français et en arabe afin de prendre hommage à ses efforts et à son bilan. C’était la lettre d’adieu que l’armée devait dédier à mon frère », confie encore Said Bouteflika dont la langue s’est enfin délié pour fournir à la justice militaire des informations croustillantes sur l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire contemporaine de notre pays.

Said Bouteflika a juré enfin qu’il avait consulter Tayeb Belaiz en tant qu’ancien Président du Conseil Constitutionnel. Et ce dernier lui aurait assuré que les manoeuvres politiques auxquelles il s’était adonné au mois de mars 2019 ne constituaient nullement un « complot fomenté contre l’Etat ».

Soulignons enfin que des peines de 20 ans de prison ferme ont été requis ce lundi par le procureur général près le Tribunal militaire de Blida dans un procès en appel à l’encontre des accusés dans l’affaire de complot contre l’autorité de l’Etat et de l’Armée, a annoncé à l’APS un avocat de la défense, en l’occurence maître Farouk Ksentini

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