Un changement stratégique vient d’être opéré dans la plus grande discrétion au de l’Etat-Major des forces la gendarmerie nationale en Algérie, a-t-on appris de sources sûres. Le général Smail Serhoud, un officier supérieur réputé pour être l’un des protégés du défunt Ahmed Gaid Salah, l’ex-puissant patron de l’institution militaire algérienne, vient d’être écarté et remplacé à la tête des forces de l’Etat-Major par le général Gouasmia Ahmed, l’ex-premier responsable du Groupement des Gardes frontières de la gendarmerie algérienne. 

Ce changement est inattendu et surprenant car le général Smail Serhoud disposait d’une énorme influence au sein du clan Gaid Salah. Son limogeage et son remplacement est interprété comme un signe de renouveau des rapports de force au sein de l’institution militaire algérienne qui est en train de se remodeler à la suite du décès d’Ahmed Gaid Salah, son chef charismatique et autocratique.

Il faut savoir que le général Smail Serhoud a fait ses classes à la prestigieuse académie interarmes de Cherchell, promotion 87/90 avant de suivre une formation à l’école des officiers de la gendarmerie nationale des Issers dans la wilaya de Boumerdès. Mais c’est en été 2018 qu’il va taper dans l’oeil d’Ahmed Gaid Salah et son entourage lorsqu’il dirigera le commandement régional de la gendarmerie nationale à Constantine. C’est le sinistre et controversé général Ghali Belkecir, l’ex-patron de la gendarmerie nationale, qui lui avait accordé cette promotion. 

Smail Serhoud  avait occupé plusieurs fonctions durant sa carrière, notamment capitaine au sein de la compagnie de sécurité routière à Sidi Aich dans la wilaya de Bejaia, commandant à la 5em région de Constantine, chef de bureau au commandement national de la gendarmerie à Chéraga, commandant de groupement à Annaba, commandant du groupement d’Alger avant d’être affecté en tant chef d’état-major au commandement régional de Constantine. Aujourd’hui, il termine sa carrière sans aucun prestige et se retrouve forcé de quitter ses fonctions pour une retraite anticipée. Une véritable déchéance pour l’homme qui ambitionnait de devenir en 2020 le numéro 1 de la gendarmerie algérienne.

 

 

 

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