Le « parcoeurisme » et la médiocrité ravagent l’école algérienne : le constat alarmant reconnu et dressé par le Conseil des ministres

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L’aveu est amer. L’école algérienne est totalement déconnectée des évolutions technologiques et scientifiques du monde d’aujourd’hui. Et c’est un rapport détaillé lu par l’actuel ministre de l’éducation nationale, lors du Conseil des Ministres tenu hier lundi sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, qui le reconnaît pour la première fois. 

Que dit exactement ce rapport ? Les filières Mathématiques et Math techniques sont faiblement structurées dans l’école algérienne. Le taux d’accès à ces filières est estimé actuellement à 3.46%. Un taux énormément faible qui explique pourquoi l’Algérie manque cruellement d’ingénieurs, de techniciens et de scientifiques pour assurer son développement économique. Le même constat est à dresser concernant l’augmentation du taux d’accès à l’enseignement technologique qui estimé en Algérie actuellement à 15.8% alors que la moyenne mondiale est de 30%. Notre pays est donc loin, très loin de pouvoir rattraper son retard technologie ou scientifique et par conséquent il continue de subir les conséquences néfastes du sous-développement.

Face à ces dysfonctionnements, l’actuel gouvernement a promis de prendre des mesures incitatives pour encourager les élèves à s’orienter vers ces filières, comme la possibilité d’accès aux spécialités très demandées comme la médecine et la pharmacie. Des mesures qui devront en jeu dés la rentrée scolaire 2020-2021.

Mais un gros problème terrasse l’école algérienne :  la prédominance de la mémorisation et restitution (parcoeurisme) sur la réflexion scientifique et logique et l’esprit d’initiative.

A ce sujet, le ministère de l’Education nationale assure qu’il travaille sur une feuille de route pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de la prise en charge des élèves en termes de conditions de scolarisation et de valorisation de la compétence et du mérite en associant tous les acteurs à travers la mise en place d’une batterie de mesures d’urgence englobant l’allègement du poids du cartable grâce à des fiches pédagogiques outre l’élargissement des instituts de formation des personnels et la révision du système de formation spécialisée et continue.

Des annonces, encore des annonces. Mais cette fois-ci, si les réformes sérieuses et profondes ne sont pas entamées en toute urgence, l’écart entre l’Algérie et la modernité va se creuser plus que jamais.

 

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