Incroyable cacophonie à la tête de la direction générale des douanes : le matin un nouveau patron est nommé, le soir sa nomination annulée !

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C’est une première inédite qui témoigne de la gabegie dans laquelle patauge en ce moment l’Etat algérien. Ce mardi matin, un nouveau Directeur général des douanes algériennes a été nommé à la suite d’une décision qui avait été prise officiellement lors du dernier Conseil des Ministres organisé hier lundi sous la présidence de Tebboune. 

Le nouveau DG des douanes qui avait été désigné s’appelle Hakim Berdjouj. Né en 1979 à Tizi-Ouzou, il s’agit d’un nouveau haut responsable jeune et dont le potentiel prometteur avait suscité l’enthousiasme de tous les cadres des douanes algériennes. Diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), ce nouveau DG des douanes algériennes devait incarner le renouveau et le changement insufflé au sein des institutions de l’Etat. Une véritable lueur d’espoir.  Il occupait jusque-là le poste de directeur d’études chargé du Cabinet au sein de la Direction Générale et avait géré des dossiers stratégiques comme la numérisation des services des douanes algériennes.

L’APS, agence officielle de presse de l’Etat algérien, avait confirmé cette nomination en rendant public même les premières photos de la cérémonie d’installation de ce nouveau DG dans les locaux de la direction générale des douanes algériennes à Alger. Mais, l’après-midi, un véritable coup de théâtre survient et la cérémonie d’installation du nouveau DG des douanes algériennes est tout bonnement annulée sans aucune explications sérieuses et rationnelles.

 

Plusieurs médias algériens ont été contactés mardi en fin de journée pour leur annoncer que Hakim Berdjouj n’a pas été installé aujourd’hui comme directeur des Douanes. L’ex-DG Mohamed Ouaret a été maintenu à la surprise générale et on lui a demandé de poursuivre sa mission à la tête de l’institution, a annoncé la direction générale des Douanes dans un communiqué diffusé en début de soirée. Une cacophonie unique au monde.

Que s’est-il passé ? Selon nos sources, des voix se sont élevées pour bloquer la nomination d’un jeune cadre compétent et intègre à la tête de la direction générale des douanes. Cette nomination décidée et validée par le Conseil des ministres lundi a fortement surpris et dérangé plusieurs clans puissants au sein de l’institution des douanes qui sont montés au créneau pour exercer des pressions sur le ministère des Finances, la tutelle des douanes algériennes, dans le but d’obtenir son annulation.

Objectif atteint en dépit du discrédit et du préjudice moral porté à l’Etat algérien qui accepte ainsi très facilement le diktat des lobbys. Ces lobbys hostiles au renouveau des douanes algériennes et à une nouvelle gestion saine de ses services sont appuyés par des chapelles politiques puissantes au plus haut sommet de l’Etat puisqu’elles ont réussi à annuler une décision émanant du Président de la République !

Cette situation inédite démontre qu’une guerre de clans minent le pouvoir algérien de l’intérieur. Le président Tebboune est confronté à une résistance de l’intérieur qui l’empêcher de toucher à certains postes sensibles de l’Etat. Cette résistance, pour qu’elle soit aussi forte, ne peut provenir que des institutions sécuritaires et militaires dotées d’un véritable pouvoir parallèle. C’est un indicateur inquiétant qui révèle la profonde décrépitude de notre Etat.

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