Révélations – Qui Sont Les Putschistes de La Grande Mosquée de Paris ?

0
476

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a surpris tout le monde ce 11 Janvier 2020 en démissionnant de ses fonctions lors de la réunion en session ordinaire de l’assemblée générale de la Société des Habous et des Lieux Saints de l’islam au siège de la Grande Mosquée de Paris.

A la tête de ce premier édifice musulman en France depuis 28 ans, Dalil Boubakeur, qui aurait démissionné pour des « raisons personnelles », a proposé son ami l’avocat Chems-Eddine Hafiz, 65 ans pour lui succéder.

Élu à l’unanimité par les vingt-sept membres de la société des Habbous, Hafiz à tout de suite nommé Dalil Boubekeur, président d’honneur et recteur honoraire de la Grande mosquée… Aussi vite qu’une Fetwa !

Cette célérité, à laquelle ont participé Dalil Boubekeur, Chems Eddine Hafiz et le Directeur Général de la Mosquée de Paris Mohamed Louanoughi, a bien entendu intrigué nombre d’observateurs.

En effet il était notoire que Dalil Boubekeur souhaitait placer, à la tête de la Grande Mosquée de Paris, son propre fils Sami Boubakeur, actuellement fonctionnaire en poste à Lyon pour l’Office français de l’intégration et de l’immigration (OFII).

Il l’avait d’ailleurs envoyé au Maroc afin d’apprendre la langue Arabe qu’il ne maitrise pas correctement, et l’a placé à la vice-présidence de l’association qui gère la mosquée de Paris, la société des Habous.

Trop jeune et pas assez expérimenté, les autorités algériennes qui contribuent à hauteur de 2 Millions d’Euros au budget de la mosquée de Paris, lui préféraient le Docteur Mustapha Cherif, islamologue respecté et chercheur en sciences humaines et sociales, et à moindre mesure, Ghaleb Bencheikh, président de la Fondation de l’islam de France depuis 2018 islamologue autodidacte et reconnu mais sans qualification théologique…

En 2010, Djelloul Seddiki alors directeur d’Al Ghazali, l’institut de théologie de la mosquée et, à ce titre, en charge de la formation des imams avait également l’aval d’Alger pour succéder à Dalil Boubekeur.

Des personnalités qui ne pouvaient s’accommoder de la gestion hésitante et inefficace des responsables de la Mosquée au règne médiocre, d’autant que des manifestations devant la mosquée de Paris et une réunion d’un collectif contre la nomination du nouveau recteur et pour rejeter le « fonctionnement mafieux » de la Grande Mosquée de Paris.

Mais c’était sans compter sur Mohamed Louanoughi, alias Si Abdallah, le protégé du général Hassan, de son vrai nom Abdelkader Ait Ourabi qui l’a désigné garde du corps de Dalil Boubakeur dès 1994 pour se retrouver grâce à un autre général à la tête du bureau des services à l’ambassade algérienne à Paris, Ali Ben Daoud, Directeur Général de la Mosquée !

Avec Chems Eddine Hafiz, un temps membre de l’Institut France-Algérie fondé par l’ancien directeur de la DST (Direction de la surveillance du territoire : Yves Bonnet, et accessoirement Dalil Boubekeur qui ne gérait plus grand-chose, Louanoughi va fomenter un de ces mauvais coups dont il a le secret : faire main basse sur la mosquée de Paris et mettre les autorités algériennes devant le fait accompli !

Par ce coup de force préparé dans le dos d’Alger et qui ne sert que leurs seuls intérêts, les deux comploteurs vont forcer Boubekeur à la démission, au cours d’une réunion ordinaire de la société des Habous, sans que cela ne soit inscrit à l’ordre du jour…

 

Surprenant de la part d’un Avocat pénaliste ayant un cabinet de droit des affaires sur les Champs-Elysées, censé bien connaitre les lois lui qui a été avocat du…recteur de la mosquée de Paris Dalil Boubakeur.

Alors que l’élection, dimanche 19 janvier 2020, du nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM) revenait à la Grande Mosquée de Paris, les membres du conseil d’administration d’origine marocaine devaient tous s’opposer à l’élection de Chems-Eddine Hafiz car il a depuis toujours défendu le front Polisario devant les cours européennes ! Hafiz a dû se retirer au profit de Mohammed Moussaoui est président de l’Union des mosquées de France (UMF), d’obédience marocaine. Dommage…

La Direction du CFCM est en réalité le fruit de l’alliance entre trois grandes fédérations qui se sont mises d’accord pour exercer à tour de rôle la présidence du CFCM pendant deux ans.

En janvier 2022, Mohammed Moussaoui cédera-t-il ainsi sa place à Chems-Eddine Hafiz ? Rien n’est moins sûr !

Et ce n’est guère là, la seule épreuve qui attend le nouveau et très controversé recteur de la Grande Mosquée de Paris. En effet, dans les prochaines semaines Hafiz doit être convoqué par la justice suite à la plainte de Ghaleb Bencheikh, qui a été déprogrammé de l’émission  »Islam » sur France 2, dont Chems-Eddine Hafiz est producteur.

Selon Ghaleb Bencheikh, l’avocat de la Grande Mosquée de Paris n’aurait pas supporté de le voir obtenir la présidence de la Fondation de l’islam de France fin 2018… Ambiance !

Quoiqu’il en soit, le nouveau recteur de la Grande Mosquée de Paris, accompagnée de son directeur général, a été convoqué par l’ambassadeur d’Algérie en France puis par le Président de la République algérienne. Et pour l’heure rien n’a changé pour celui qui a été président du comité de soutien d’Abdelaziz Bouteflika pour le quatrième mandat à la présidence de l’État algérien…

Fabienne Outar

LEAVE A REPLY