Exclusif. En une année, plus de 100 cadres ont quitté l’Inspection générale des finances et les services des impôts en Algérie

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C’est une véritable saignée qui témoigne de l’ampleur sans précédent du malaise qui règne au sein des administrations fiscales et des directions les plus névralgiques du ministère des Finances en Algérie. Entre le deuxième semestre de l’année 2018 et fin 2019, plus de 100 fonctionnaires et cadres de l’Inspection Générale des Finances (IGF) et des inspecteurs au niveau de plusieurs services de la direction générale des impôts (DGI) ont jeté l’éponge et démissionné pour rejoindre le secteur privé ou pour  changer de secteur d’activités. 

Selon nos investigations, ces cadres ont fui les salaires médiocres, dérisoires trop bas qu’ils touchaient chaque mois. Un inspecteur ou enquêteur à l’Inspection générale des Finances touche au début de sa carrière à peine 35 mille Da alors que les autres cadres doivent attendre au moins 20 ans d’ancienneté pour toucher un salaire de… 56 mille Da.

C’est presque les mêmes salaires qui sont accordés aux inspecteurs des impôts. Un inspecteur général à la direction générale des impôts (DGI) touche à peine 55 mille Da. Une situation de précarité qui pousse ces cadres à démissionner pour chercher un autre travail sous des cieux plus cléments.

Par ailleurs, selon investigations, le népotisme, le favoritisme et la hogra sans oublier la corruption, ces fléaux qui minent profondément les administrations fiscales algériennes découragent fortement les cadres de l’IGF et de la DGI de poursuivre leurs carrières.

Il faut savoir enfin que l’inspection générale des finances (IGF) est un organe dûment habilité à contrôler et vérifier la gestion financière et comptable des organismes publics, quels que soient leur statut juridique, et parfois même, sous certaines conditions, des organismes privés et se positionne dans le collectif susceptible de prêter son concours aux magistrats désirant être éclairés sur les aspects techniques de faits soumis à leur appréciation. Malheureusement, l’IGF a des centaines, voire des milliers, de rapports sur des dossiers financiers et économiques qui ont donné naissance à de gros scandales de corruption en Algérie. Des scandales qui auraient pu être évités si ces rapports de l’IGF avait été appliqués et pris au sérieux par les autorités publiques algériennes.

 

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