Zhongxing Telecommunication Equipment Company Limited (ZTE) est un géant mondial des télécoms qui est coté à la Bourse de Hong Kong et la Bourse de Shenzhen. Présente en Algérie depuis 2001, ZTE ne cesse ces dernières années de rafler de nombreux marchés de fourniture des antennes relais et d’autres équipements de télécoms aux opérateurs algériens comme Mobilis, Djezzy ou Algérie Télécom et même Ooredoo.  Son activité brasse des milliards de Da et des millions en devises depuis 2004 en Algérie. 

Pour développer ses activités en Algérie, ZTE a créé deux entreprises. ZTE corporation et ZTE Eurl Algérie CORPORATION. Si les affaires de ZTE sont prospères en Algérie, les employés algériens vivent un véritable calvaire. Et pour cause, il y à peine 25 travailleurs algériens qui sont recrutés à temps plein par ZTE. Tous les autres 98 employés algériens sont externalisés et recrutés depuis des agences de recrutement comme IMS Pentabell et Novatel. ZTE n’a jamais voulu recruter ces 98 employés qu’elle utilise, pourtant, comme de véritables travailleurs permanents. Ces employés algériens sont contraints par l’entreprise chinoise de bosser le week-end et de cumuler les horaires supplémentaires en opérant sur le terrain jusqu’à minuit, voire à des heures encore plus tardives en cas de nécessité technique.

En dépit de leur rendement et de leur engagement  dans leur travail, ces 98 employés algériens touchent des rémunérations dérisoires et font l’objet d’un manque de considération inqualifiable. Face à leurs réclamations, ZTE refuse de les recruter et continue à les sous-payer alors que la compagnie chinoise fait un chiffre d’affaires qui dépasse les 100 millions de dollars par an. Des ingénieurs algériens titulaires de master dans leur spécialité touchent des salaires inférieurs à 50.000 Da alors que les  autres employés permanents par ZTE ont des salaires qui avoisinent les 200.000 Da par mois.

Une injustice flagrante car sur le terrain et dans les conditions météorologiques les plus difficiles, ce sont les ingénieurs et employés externalisés qui opèrent et exécutent le travail qui permet à ZTE de fructifier ses affaires en Algérie. Algérie Part poursuit ses investigations et reviendra prochainement sur ce dossier avec de nouvelles révélations.

 

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