Confidentiel. Les avoirs d’Ali Haddad à l’étranger dépassent les 300 millions d’euros

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Pierre Gattaz (L), chairman of the Mouvement des entreprises de France (Medef), attends with Ali Haddad, chairman of Algeria's Forum des chefs d'entreprises (FCE), the Franco-Algerian "Medef-FCE" meeting in the Algerian capital Algiers on February 7, 2018. (Photo by RYAD KRAMDI / AFP) (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images)

Ali Haddad, la deuxième fortune du pays, et le roi des oligarques algériens durant tout le long règne d’Abdelaziz Bouteflika ces 20 dernières années, dispose toujours de plusieurs avoirs financiers et immobiliers à l’étranger notamment en Angleterre, en France, Espagne, Suisse, Dubai et plusieurs autres pays, ont dévoilé les investigations menées en ce moment par des magistrats de la Cour Suprême en partenariat avec des enquêteurs de divers corps des services de sécurité algériens. 

Selon nos sources, le président Abdelmadjid Tebboune a commandé un rapport détaillé sur les avoirs et fortunes possédées à l’étranger par les oligarques et hommes d’affaires qui sont emprisonnées à El-Harrach ainsi que les autres businessmans placés sous contrôle judiciaire ou interdits de quitter le territoire national depuis la chute du clan présidentiel des Bouteflika. Et dans le rapport qui avait élaboré sur le cas d’Ali Haddad, un chiffre énorme saute aux yeux : plus de 300 millions d’euros d’avoirs financiers et de biens immobiliers à l’étranger.

Il faut  savoir effectivement que le milliardaire Ali Haddad a pris effectivement le soir depuis 2014 de diversifier ses avoirs à l’étranger en recourant à des montages financiers complexes qui lui ont garanti d’abriter son argent dans des placements financiers sûrs. Ainsi, à titre d’exemple, Ali Haddad est partie prenante d’une société offshore située aux îles Vierges britanniques, l’un des plus importants paradis fiscaux dans le monde. Cette société s’appelle Kingston Overseas Group Corporation (KOGC).

Cette société est spécialisé justement dans les investissements immobiliers. Mais les révélations des « Panama Papers », des documents bancaires obtenus par le  Süddeutsche Zeitung et le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) sur lesquels ont travaillé plus de 100 rédactions à travers le monde, ont dévoilé que  KOGC est elle-même l’administratrice d’une autre compagnie offshore, panaméenne celle-là et fournie par Mossack Fonseca. Son nom est : Markham Financial Services Corp.

Cette dernière est associée aussi dans une autre coquille vide domiciliée au Nevada, aux Etats-Unis : Marbury International Business Group LLC. « Le montage est parfait et le nom du patron du groupe ETRHB Haddad n’est apparu qu’à l’occasion d’un inventaire réalisé par Mossack Fonseca », explique à ce sujet le quotidien français Le Monde lorsqu’il s’est planché sur les activités de ses sociétés offshore. Comme par hasard, la principale société offshore dans laquelle est impliqué Ali Haddad est géré par un Français établi au Luxembourg, qui gère par ailleurs une société offshore au Panama pour le compte d’Abdeslam Bouchouareb, l’ex-ministre de l’Industrie et de l’Investissement, un ami et allié à Ali Haddad.

L’argent d’Ali Haddad à l’étranger transite ainsi particulièrement via les sociétés offshore situées dans les paradis fiscaux. En plus de plusieurs biens immobiliers, le montant de tous les transferts bancaires et argent dissimulé dans ces sociétés offshore risque même de dépasser le seuil des 300 millions d’euros.  Le coeur de la fortune à l’étranger du deuxième homme le plus riche en Algérie est à ce niveau. Il sera très difficile aux autorités algériennes de récupérer cette fortune à moins d’entamer une négociation directe avec l’ex-patron de l’ETRHB.

 

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