Les Bouteflika sont partis, mais les mêmes pratiques scélérates défigurent les institutions de l’Etat algérien et les éloignent de leur vocation. Preuve en est, à Mostaganem, le Procureur Principal près le tribunal de Mostaganem, Tchikou Nedjmeddine,  un magistrat impliqué dans de nombreuses affaires de corruption comme il a été révélé récemment dans les investigations d’Algérie Part, mais curieusement maintenues dans ses fonctions lors du dernier mouvement annuel opéré dans les rangs des magistrats algériens, s’est fait distinguer en plein Hirak par une drôle d’affaire de trafic d’influence.

En effet, au mois de mai 2019, le frère de ce Procureur Principal a importé une quantité considérable de bijoux de fantaisie depuis l’Espagne. La marchandise arrive au port de Mostaganem et quelques inspecteurs douaniers découvrent que cette opération d’importation a été accomplie par une fausse déclaration douanière et les documents justifient le paiement des bijoux de fantaisie ont été falsifiés. Mais le scandale est rapidement étouffé car le procureur Tchikou intervient pour sauver la tête de son frère l’importateur. L’influent magistrat fait jouer ses relations et la marchandise a pu quitter le port de Mostaganem dans des conditions troublantes. Et lorsqu’une enquête est diligentée depuis Alger, c’est le directeur du port de Mostaganem, Boudjouidja Riadh, qui paie les pots cassés et se retrouve relevé de ses fonctions.

Sur le volet judiciaire, le dossier a été enterré dans les tiroirs du tribunal de Mostaganem et l’affaire fut classée sans suite par le parquet général naturellement sous l’influence de Tchikou Nedjmeddine.

Et depuis, plus personne n’a osé défier l’autorité du Procureur principal et son frère a écoulé ses bijoux de fantaisie le plus naturellement sur le marché national. Merci qui ?

 

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