Analyse – Le Général-Major Omar Tlemsani, Otage De La Stratégie Des Militaires.

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Le 23 décembre, suite au décès du Général de Corps d’Armée Ahmed Gaid Salah, le Général-Major Said Chengriha a été désigné par intérim à la tête de l’Armée Nationale Populaire (ANP).

Le Chef d’Etat-Major par Intérim Saïd Chengriha

Le Chef d’Etat Major par intérim Saïd Chengriha avait alors délégué sa fonction de commandant des forces terrestres (CFT), poste qu’il occupait depuis le mois de septembre 2018, à Omar Tlemsani.

Général-Major Omar Tlemsani, Commandant des Forces Terrestres par Intérim

Omar Tlemsani a été promu Général en 2005 alors qu’il était Chef d’Etat-Major de la 2ème région militaire (Oran), puis promu au grade de Général-Major et muté quelques mois après adjoint au commandant de la troisième région militaire (Béchar), en remplacement du Général Boudersa El-Hadi.

 

En juillet 2016, il est désigné aux fonctions de chef d’Etat-Major du CFT, en remplacement du général-major Abdelghani Malti.

 

S’il est surprenant qu’Omar Tlemsani n’ait toujours pas été confirmé dans ses nouvelles fonctions, un mois après ses prises de fonctions à la tête du CFT, la raison pourrait trouver son origine dans le fait qu’il existe une règle tacite au sein de l’institution militaire, qui veut que le Commandement de l’armée soit dirigé par le Chef des Forces terrestres.

Cela avait été d’ailleurs le cas pour Nezzar, Lamari, Gaïd Salah et aujourd’hui Chengriha, même si ce dernier n’est toujours pas confirmé…

Alors que le haut commandement militaire traverse une profonde crise provoquée par des réflexions internes découlant du débat sur la nécessaire dépolitisation de l’armée et la mise en place d’une indispensable stratégie moderne prônée par une partie de l’institution militaire, le retard dans la confirmation du Général-Major Omar Tlemsani semble être lié aux nombreuses divisions que suscite le débat sur l’évolution de l’Armée, et par conséquent sur celle du modèle démocratique de l’Algérie.

Amir Youness

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