Et pendant ce temps-là, les deux enfants du numéro 3 du ministère de la Justice en Algérie s’apprêtent à obtenir la nationalité française

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Le pouvoir algérien cultive une véritable schizophrénie. Lorsque ses services de sécurité procèdent à l’arrestation des activistes et manifestants du Hirak, les enquêteurs tentent au cours des auditions de leur coller l’étiquette de « collaborateurs avec les forces de l’étranger ». Mais, en parallèle, les hauts responsables du pouvoir algérien pressent leurs enfants d’obtenir la nationalité française. C’est le cas du numéro 3 du ministère algérien de la Justice dont les deux enfants établis en France ont déposé officiellement leurs demandes de naturalisation. 

En effet, nous avons confirmé au cours de nos investigations que les deux enfants du directeur des Affaires judiciaires au ministère de la Justice, Abdelhafid Djarir, ont demandé officiellement d’être naturalisés français. Et pourtant, Abdelhafid Djarir est l’un des premiers du ministère de la Justice qui instruit les magistrats algériens à harceler, réprimer et emprisonner les activistes et manifestants du Hirak prétextant qu’ils « ont des intérêts avec des puissances étrangères pour déstabiliser l’Algérie ».

Les PV d’audition établis par les juges d’instruction des tribunaux algériens notamment celui de Sidi M’hamed, particulièrement spécialisé dans la répression brutale des manifestants du Hirak, sont « inondés » par les questions intrigantes sur les déplacements à l’étranger ou les contacts à l’étrangers des « prévenus » interpellés par les services de sécurité dans le sillage des manifestations pacifiques du Hirak. Des agissements dignes des appareils politiques les plus arriérés et archaïques. Une peur de l’étranger qui tranche paradoxalement avec les lubies des dirigeants algériens lesquels possèdent pour la plupart d’entre-eux des biens à l’étranger et des titres de séjour, des nationalités étrangères également, leur permettant de jouir des bienfaits de cet occident en général et de cette France en particulier que leurs juges diabolisent outrageusement dans leurs tribunaux. Zéro crédibilité.

 

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