Les chiffres sont effarants. L’Algérie est au 3e rang des pays demandeurs de visas, après la Chine et la Russie. En 2019, plus de 501 300 citoyens algériens ont déposé une demande de visa Schengen au niveau des trois centres de traitement des demandes de visas Schengen au profit des consulats français en Algérie.

Seulement 272 054 algériens ont obtenu des visas de court séjour. Ce qui nous donne un taux de refus qui dépasse les 46 % par rapport aux dossiers déposés au niveau des consulats français. Mais pourquoi un tel taux de refus aussi élevé ? Pourquoi il demeure très difficile pour les Algériens d’obtenir des visas Schengen. Marc Sédille, consul général de France en Algérie, a fourni des réponses à ces deux questions lors d’une rencontre avec la presse algérienne.

Selon le diplomate algérien, les demandeurs algériens ne respectent pas “les critères Schengen” en matière “d’hébergement et de financement du séjour”. « L’un des motifs les plus fréquents de refus est lié à la difficulté des demandeurs à justifier leur situation en Algérie. La part de l’informel dans l’économie algérienne est incompatible avec les critères Schengen », a encore argumenté à ce sujet le consul général de France en Algérie. Par ailleurs, force est de constater que les demandes de visas Schengen auprès des consulats français a baissé en Algérie.  Une baisse qui s’explique par les conditions contraignantes relatives à l’hébergement (attestation d’accueil) et financement du séjour qui ont découragé de nombreux demandeurs potentiels. En outre, le nombre de refus des visas très élevé en 2018 au niveau des consulats français en Algérie a certainement découragé plus d’un algérien à recourir à ces guichets pour demander un visa Schengen.

En 2019, les trois consulats généraux de France en Algérie, à savoir Alger, Oran et Annaba, ont reçu 501 300 demandes de visas, contre 568 882 en 2018, soit une baisse de 21% de demandes.

Notons enfin que les frais des demandes du visa Schengen vont coûter plus chers à partir du 2 février 2020, en raison, des modifications apportées au code communautaire des visas mis en œuvre par les 26 pays membres de l’UE, a fait savoir le Consul général de France à Alger, Marc Sédille. Ainsi, les frais du visa qui sont actuellement autour de 85 euros, soit 60 euros de frais de dossier et de 25 euros pour la prestation qu’assure VFS, les frais tourneront entre 107 et 120 euros à partir du 2 février prochain, date à partir de laquelle cette décision prise par les États de l’Union européenne entrera en vigueur. 

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