Documents exclusifs. Lorsqu’un ancien haut responsable de Sonatrach use de son influence pour fermer le commerce d’un père de famille responsable de 3 enfants

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Le régime Bouteflika est partiellement tombé, mais la Hogra est encore enracinée en Algérie. Et cette histoire qui vient de se dérouler à Baba Hassen, une localité située dans les environs de la Capitale Alger, le démontre parfaitement. Une localité qui a connu un développement urbain rapide avec l’argent investi par des hauts responsables algériens ou des hommes d’affaires qui y ont érigé des villas ou des cités résidentielles. 

C’est dans cette localité que l’ancien vice-président de Sonatrach, Akli Remini, un dirigeant de plusieurs filiales de Sonatrach durant ces 30 dernières années et ami intime de plusieurs dirigeants algériens comme Abdelmalek Sellal, possède une prestigieuse villa de deux étages. Un bien immobilier situé plus exactement dans le quartier du 19 mai 1956 à Baba Hassen. Après avoir habité pendant de nombreuses années un logement à Moretti, un secteur de la fameuse Résidence d’Etat du Sahel de Club-des-Pins qui abritaient les familles de tous les hauts responsables du régime Bouteflika, Akli Remini est contraint de retourner chez lui à Baba Hassen car les nouveaux dirigeants du pouvoir algérien ne veulent plus de lui à Moretti. L’ex-haut responsable de Sonatrach fera partie de tout un groupe d’anciens influents dirigeants ayant été contraints de quitter Moretti et Club-des-Pins à la fin du mois de Ramadhan en 2019.

Mais avant de revenir dans sa villa à Baba Hassen, Akli Remini s’attaque à un simple citoyen appelé Azouz Nacer-Eddine, gérant d’un ordinaire lavage automobile qu’il avait aménagé  dans le garage de sa propriété familiale. Chômeur et père de trois enfants qu’il doit nourrir, Azouz Nacer-Eddine ouvre ce commerce et travaille d’arrache-pied de 10 H jusqu’à 17 H 30 sans causer le moindre désagrément à son voisinage. Mais Akli Remini est un habitué du confort et luxe de Moretti. Et de ce fait, il ne tolère pas d’avoir comme voisin un « laveur de voitures ». L’ex-haut responsable de Sonatrach et ami de Sellal ou de plusieurs autres dirigeants civils et militaires menacent d’abord le pauvre citoyen et lui intime l’ordre de fermer son commerce.

Azouz Nacer-Eddine répond tout simplement qu’il n’a pas un autre travail pour nourrir sa famille et qu’il n’a jamais dérangé ou porté préjudice à son voisinage. Akli Remini ne l’entend pas de cette oreille et active ses réseaux pour contraindre la mairie de Baba Hassen à s’en prendre à un simple citoyen gérant d’un local de « lavage d’automobile » qui dispose, de surcroît, de tous les documents administratifs nécessaires et travaille conformément à la réglementation nationale.

Les pressions d’Akli Remini sur les responsables de la mairie de Baba Hassen finissent par payer. En mai 2019, deux notes de l’APC parviennent à Azouz Nacer-Eddine comme l’attestent les documents en notre possession. Et le 22 décembre 2019, les autorités de l’APC passent à l’action et obligent le citoyen simple mortel Azouz Nacer-Eddine de fermer son commerce le livrant ainsi au chômage et à la précarité alors qu’il n’a absolument enfreint aucune loi.

Le résultat des comptes est une intolérable injustice. Azouz Nacer-Eddine se retrouve sans emploi et sa famille est livrée au besoin. L’infortuné citoyen n’a même pas eu l’opportunité de se défendre auprès de l’APC de Baba Hassen qui a sacrifié le gagne-pain de toute une famille pour faire plaisir à un influent personnage de pouvoir. Azouz Nacer-Eddine ne compte pas abdiquer face à l’arbitraire et veut poursuivre son combat devant la Justice. Mais pour cela, il a besoin du soutien de tous ses compatriotes.

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