Confidentiel. L’ex-chef de cabinet du général Toufik conseiller discret à la Présidence, négociations pour relâcher M’henna Djebar et le général Hassan

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Ces jours-ci, dans la plus grande des discrétions, nous assistons au retour des anciens généraux et collaborateurs du général Toufik à des postes stratégiques au plus haut sommet du pouvoir algérien. Preuve en est,l e général-major Amara Redouane, appelé communément Hadj Redouane, l’ancien chef de cabinet pendant 19 ans de l’ex-puisant patron du DRS, le général Toufik, a été nommé conseiller à la Présidence de la République chargé des questions sécuritaires. Hadj Redouane fera partie du cercle très restreint des conseillers sécuritaires qui seront régulièrement consultés et écoutés par le nouveau Président Abdelmadjid Tebboune. 

Dans ce même cercle restreint de conseillers, nous retrouvons également le colonel Smail, l’ex-patron du centre opérationnel d’Antar, la plus célèbre et stratégique base de l’ex-DRS à Alger, située plus exactement à Ben Aknoun. Le colonel Smail fut le bras droit du général-major Bachir Tartag, l’ex-coordinateur des services secrets auprès de la Présidence à l’époque d’Abdelaziz Bouteflika et désormais l’un des pensionnaires de la prison militaire de Blida avec Said Bouteflika et le général Toufik.  

En plus du retour secret du général-major Hadj Redouane, des négociations ont été entamées au sommet de la pyramide du pouvoir algérien pour trancher sur le sort des généraux M’henna Djebbar et Hassan, deux anciennes figures emblématiques du DRS du général Toufik. M’henna Djebbar est l’ancien patron de la DCSA (Direction centrale de la sécurité de l’Armée). Il avait dirigé cette structure sécuritaire de 1995 à 2011. Il était l’un des lieutenants les plus fidèles au général Toufik.

Arrêté et placé en détention à la prison militaire de Blida le 21 octobre 2019, M’henna Djebbar est poursuivi pour enrichissement  illicite, blanchiment d’argent et trafic d’influence. Quant au général Hassan, il fait partie des plus célèbres généraux algériens qui ont défrayé la chronique ces dernières années. Le général Abdelkader Aït-Ouarab, dit Hassan, est une figure de proue du contre-espionnage algérien. Condamné à cinq ans de prison, pour un délit pour le moins confus, le général Hassan croupit en prison depuis le 28 août 2015. Aujourd’hui âgé de 73 ans, le général Hassan a été emprisonné pour « infraction aux consignes générales de l’armée”.

Mais comme M’henna Djebbar, le général Hassan dispose d’une sacrée expérience et d’un savoir-faire reconnu mondialement dans le monde des services pour l’infiltration et la lutte anti-terrorisme.Et comme pour M’henna Djebbar, le général Hassan, ancien chef du service central opérationnel de recherche antiterroriste du DRS, fait l’objet aujourd’hui d’une intense négociation à l’Etat-Major de l’ANP et le Palais Présidentiel d’El-Mouradia. Tebboune et Said Chengriha étudient les possibilités de les relâcher pour les employer à nouveau au sein d’une cellule spéciale dédiée à la gestion de la crise libyenne. M’henna Djebbar et le général Hassan ont constitué durant toute leur longue carrière des réseaux influents dans le Sahel et en Afrique du Nord. Leur connaissance du terrain et leur expertise sera d’un secours précieux pour le nouveau patron de l’armée, Said Chengriha, assurent nos sources. Mais, pour l’heure, aucune décision officielle n’a été prise et les pourparlers sont toujours en cours entre les partisans et les opposants à la réhabilitation de ces deux généraux-majors de l’ère du général Toufik.

 

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