Simulation d’un groupe armé qui tentait de s’infiltrer dans une infrastructure pétrolière au sud : « BORKANE 2020 », l’exercice grandeur nature de l’armée algérienne

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L’armée algérienne a inauguré l’année 2020 avec un exercice grandeur nature au cours duquel elle a testé sa capacité de faire face à des attaques de groupes armés de provenance de la Libye voisine.  Cet exercice militaire a été, d’ailleurs, organisé dans les enivrons d’In Amenas, la région ayant subi la fameuse prise d’otages de Tiguentourine entre le 16 janvier 2013 au 19 janvier 2013. 

Ainsi, cet exercice militaire a porté le nom de « BORKANE 2020 »  et a vu la participation de drones « qui ont découvert, lors d’une opération de reconnaissance, un groupe ennemi qui tentait de s’infiltrer dans une infrastructure énergétique », explique à ce sujet un communiqué du ministère de la Défense Nationale.

D’après cette source, ces drones « ont procédé au bombardement de ce groupe, tandis qu’un détachement des troupes spéciales a été débarqué par des hélicoptères, dans l’objectif de boucler et de détruire ledit groupe ». Cet exerce supervisé par le nouveau chef d’Etat-Major de l’ANP, le général-major Said Chengriha, a pour objectif de vérifier « les grandes compétences des cadres en matière de montage et de conduite des actions de combat, ainsi que des habiletés et capacité des cadres à maîtriser les différents systèmes d’armes et équipements mis à leur disposition, ce qui a contribué à la réalisation de résultats très satisfaisants, traduits par la précision des tirs avec les différentes armes », détaille encore le communiqué du ministère de la Défense Nationale.

Il convient de souligner à ce propos que l’exercice Borkane 2020 a été organisé lors de la deuxième journée de la visite du chef d’Etat-Major Said Chengrhiha au niveau de la 4e région militaire d’Ouargla. Cet exercice a comporté  « différentes actions menées par les unités terrestres et aériennes ayant pris part à cet exercice, devancées par des aéronefs de reconnaissance aérienne au niveau du polygone de tirs et de manœuvres du Secteur Opérationnel Nord-est d’In-Amenas », précise toujours le ministère de la Défense Nationale.

Cette opération et simulation militaire intervient au moment où la crise libyenne bat son plein avec un maréchal Hafter qui refuse de signer l’accord de cessez-le-feu avec son adversaire Fayez Al-Saradj. Les pourparlers, destinés à terme à signer un accord formel de cessez-le-feu, ont été organisés à Moscou par l’intermédiaire des ministres des Affaires étrangères et de la Défense russes Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou, et turcs, Mevlut Cavusoglu et Hulusi Akar, les deux interlocuteurs refusant de se parler en face-à-face. Étaient également présents le président du Conseil supérieur d’État de Libye, Khaled Al-Michri, ainsi que le Président du Conseil italien Giuseppe Conte qui a rencontré le président turc Erdogan. L’Italie participe activement au règlement du conflit libyen.

Abdelqader el-Rehebi, analyste politique libyen, a indiqué à l’AFP que le Maréchal Haftar veut poursuivre la guerre et l’offensive contre Tripoli car «Abou Dhabi, Riyad, Le Caire et Paris, véritables soutiens –directs ou indirects- de sa campagne militaire (…) n’étaient pas d’accord (avec le texte). Ce qui explique ce refus de signer ».  « Ces Etats ont exigé de lui qu’il poursuive son offensive contre Tripoli et, en contrepartie, (ils lui ont promis) davantage d’appui politique et militaire ». La guerre risque donc de reprendre et dans des proportions plus graves en Libye. Les impacts seront donc préjudiciables sur l’Algérie. L’armée algérienne est consciente de cette menace et se prépare à tous les scénarios de crise.

 

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