Le chiffre est accablant. Et le gâchis aurait pu être épargné si le gouvernement algérien gérait Internet comme un espace de création et un outil de développement, mais au lieu de cela les autorités algériennes ont voulu étouffer Internet le considérant comme une menace politique potentielle. Les résultats sont une perte qui avoisine les 200 millions de dollars en 2019 à cause des coupures d’internet, nous apprend une étude menée par Top10VPN.com, l’un des principaux sites web d’examen de VPN.

Après le Soudan, l’Algérie est le deuxième pays africain le plus affecté par les pertes financières des coupures intempestives de l’Internet. En 2019, les quelques 20 millions d’internautes algériens ont été privés pendant plus de 50 heures d’internet.

Dans son étude, top10vpn.com révèle que chaque blocage de l’accès à Internet ou de l’accès aux réseaux sociaux en 2019 est survenu le plus souvent en réponse à des manifestations ou à des troubles civils, en particulier dans un contexte d’élections, pour restreindre le flux d’informations et maintenir une emprise sur la population.

Il est à signaler que l’année 2019 fut une année noire pour le développement de l’Internet en Algérie. Aux coupures traditionnelles lors des journées d’examen des épreuves du baccalauréat, les autorités algériennes ont tenté à maintes reprises de verrouiller l’accès au réseau internet dans l’espoir de ralentir les manifestations politiques du Hirak. La cyber-censure s’exerce toujours avec vigueur et sans aucun cadre légal. De nombreux sites d’information, comme Algérie Part, sont censurés en Algérie et leur accès est bloqué depuis le territoire algérien et ce en raison de notre indépendance éditoriale qui dérange le pouvoir algérien.

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