Des recteurs d’université, des directeurs centraux de plusieurs ministères et des magistrats : impressionnante vague de limogeages de hauts responsables au sein de l’Etat algérien

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Le premier Journal Officiel de la République algérienne de cette nouvelle année 2020 nous apprend qu’une impressionnante vague de limogeages de hauts responsables a touché l’ensemble des administrations de l’Etat algérien. Des chargés de mission à la Présidence de la République, au niveau des services du Premier-ministre, des magistrats ou des cadres du ministère de la Justice, des directeurs centraux de plusieurs ministères, ces limogeages ont touché plusieurs dizaines de fonctionnaires influents de l’Etat. 

Certes, certains hauts responsables comme Yahia BOUKHARI et Sid Ali Khaldi, ont quitté leurs postes à la Présidence de la République ou aux services du Premier-ministre pour occuper des fonctions dans le nouveau gouvernement de Tebboune. Cependant, le sort des autres fonctionnaires de l’Etat n’est guère aussi reluisant. Il a été ainsi  mis fin aux fonctions de secrétaire général du ministère des affaires étrangères, exercées par M. Rachid Bladehane. Dans ce même sillage, il a été également mis fin aux fonctions de directeur général de la régulation et de l’organisation des activités au ministère du commerce, exercées par M. Aïssa Bekkaï, appelé à exercer une autre fonction, d’après le Journal Officiel.

Le patron l’agence nationale des barrages et transferts (A.N.B.T), M. Arezki Berraki, doit également changer de poste. Idem pour le directeur général de la caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (CASNOS), M. Ahmed Chawki Fouad Acheuk Youcef, qui a été appelé à exercer d’autres fonctions.

Les magistrats Benina Derragui et Ahmed Zouhdi ont été tout bonnement admis à la retraite. Au ministère des Finances, plusieurs changements ont été également décidés à l’exemple de Rachid Mougas, inspecteur à l’inspection des services de la comptabilité,  Rachid Cherifi, sous-directeur de la modernisation et de l’intégration des marchés, à la direction générale du Trésor, Mohamed Drouiche, sous-directeur des moyens et du budget, à la direction générale du budget, Mouaawiya Boukouira, chef d’études, à la direction générale du budget. Tous ces hauts cadres ont été contraints de quitter leurs postes.

Plusieurs recteurs d’université ont été également limogés de leurs postes à l’image d’Abdellah Labbaci, le recteur de l’université de Chlef, Hamid Bencheniti, le recteur de l’université d’Alger 1, et Abdelaziz Laïche, recteur de l’université d’El Tarf. Au ministère de l’Habitat, de la ville et de l’urbanisme, de nombreux cadres dirigeants vont être remplacés à l’image de  Tayffour Maidi, chargé d’études et de synthèse, Rachida Aït-Aïssa, directrice de l’architecture, Naïma Rachedi, directrice de l’urbanisme, Malek Cherrered, sous-directeur de la résorption de l’habitat précaire et de la réhabilitation du cadre bâti, Kamel Zaïdi, sous-directeur du suivi et contrôle des actes d’urbanisme, Rachida Saidani, sous-directrice des technologies de construction ; appelés à exercer d’autres fonctions.

Ces changements, remplacements ou limogeages marquent le début du nouveau mandat présidentiel d’Abdelmadjid Tebboune. Mais, pour l’heure, rien ne démontre que cette vague de changements va insuffler une nouvelle dynamique au sein des institutions de l’Etat algérien. Un Etat décrié par les manifestants du Hirak pour ses dysfonctionnements, ses blocages bureaucratiques et l’incompétence de ses cadres dirigeants.

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