Exclusif. Bedoui et la majorité de ses anciens ministres interdits de quitter le territoire national

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C’est une nouvelle qui va ébranler l’ensemble des dirigeants algériens et tout le gratin des hauts responsables de l’Etat algérien. Nourredine Bedoui, l’ex-Premier ministre, et la majorité des anciens ministres composant son ancien gouvernement mis en place le 31 mars 2019 par un Palais Présidentiel dirigé par Said Bouteflika et son frère Abdelaziz ont été placés sous la mesure de l’interdiction de quitter le territoire national, a-t-on pu confirmer au cours de nos investigations. 

Cette mesure a été décidée au soir du 4 janvier dernier, date à laquelle a expiré officiellement le mandat de tous les anciens ministres qui ont fait partie de ce gouvernement controversé. Selon nos informations, seuls les ministres maintenus dans leurs fonctions comme Sabri Boukadoum, chef de la diplomatie algérienne, Mohamed Arkab, ministre de l’Energie, Kamel Beldjoud promu ministre de l’Intérieur ou Belkacem Zeghmati, ministre de la Justice, ont été épargnés par cette mesure radicale qui restreint terriblement les libertés des anciens ministres de Bedoui.

D’après nos sources, cette ISTN s’explique par l’implication de Bedoui et plusieurs de ses ministres dans des dossiers de corruption qui sont actuellement en cours de traitement par les services de sécurité ou la Cour Suprême. Nourredine Bedoui, lui-même, est cité dans le dossier de Tahkout et l’affaire du milliardaire controversé Kamel Chikhi, alias le Boucher. 

Plusieurs de ses anciens ministres ont été d’ores et déjà convoqués par les services de sécurité pour être auditionnés dans le cadre d’enquête sur des dossiers de dilapidation de deniers publics à l’image de Houda Feraoun et Djamila Tamazirt.

Selon les sources consultées et approchées au cours de nos investigations, plusieurs des ISTN décidées à l’encontre des anciens ministres Bedoui n’obéissent pas à des décisions juridiques qui ont été justifiées ou validées par des Procureurs de la République. Il s’agit de mesure préventive adoptées par les autorités judiciaires pour contrôler et surveiller le mouvement des anciens ministres de ce gouvernement impopulaire et rejeté par les Algériens.

D’autres sources ont assuré à Algérie Part que plusieurs hauts cadres et fonctionnaires de l’Etat font l’objet de la même interdiction de quitter le territoire national. Il s’agit, entre autres, de plusieurs walis qui occupent toujours leurs fonctions. Algérie Part poursuit ses investigations et reviendra sur ce dossier avec de nouvelles révélations.

 

 

 

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