Exclusif. Des opérateurs économiques préparent une plainte contre des hauts responsables du ministère de l’Energie

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Le maintien du ministre Mohamed Arkab au ministère de l’Energie est en train d’aggraver le malaise provoqué par de nombreux dysfonctionnements au sein de ce ministère stratégique et régalien de l’Etat algérien. Selon nos investigations, une vingtaine d’opérateurs économiques se concertent pour préparer une action en justice contre des hauts responsables du ministère de l’Energie. Il s’agit notamment de Fatma-Zohra Chorfi, la secrétaire général du ministère de l’Energie et la véritable chef-d’orchestre de l’establishment qui gère les questions énergétiques du pays et ce en raison de l’inexpérience et de l’immaturité de Mohamed Arkab, l’ex-PDG de Sonelgaz n’a aucune connaissance des nuances du secteur des hydrocarbures. 

Ces opérateurs économiques sont des importateurs de produits chimiques classés sensibles. Il y a plus exactement pas moins de 4200 importateurs de ces produits chimiques dont certains sont des productions qui activent dans plusieurs secteurs industriels, la pétrochimie, les médicaments, la climatisation, et qui ont cruellement besoin de ces produits chimiques comme matière première. Malheureusement, les autorisations et agréments nécessaires pour importer cette matière première. Et pour cause, Fatma Zohra Chorfi bloque de nombreux dossiers et débloque les demandes des opérateurs avec lesquels elle entretient une affinité troublante.

D’autre part, cette haut responsable a installé comme sous-directeur des produits sensibles, un certain Bounadjat Lyes qui est de formation… ingénieur en mécanique, à savoir un profil qui n’a absolument aucune relation avec le monde de la chimie ou la pétrochimie ! Une absurdité qui provoque des retards, lenteurs bureaucratiques et des irrégularités flagrantes dans le traitement des dossiers des opérateurs économiques algériens ou étrangers installés en Algérie.

Plusieurs de ces opérateurs sont contraints régulièrement d’immobiliser leurs employés ou de mettre à l’arrêt leur outil de production à défaut de ces produits chimiques sensibles dont ils ont besoin pour faire fonctionner leurs usines. Ces victimes de l’arbitraire et de l’incompétence des hauts responsables du ministère de l’Energie ont saisi à maintes reprises le ministre Mohamed Arkab. Mais ce dernier n’a jamais daigné rappeler à l’ordre Fatma Zohra Chorfi et son sous-directeur le mécanicien. Le colonel Mourad Khaldi, un simple responsable de sécurité interne qui se fait passer pour un influent officier des « services », ne cesse pas d’influencer le ministre déboussolé et incapable de gérer cette situation complexe et préjudiciable à l’économie nationale. Les opérateurs économiques n’en peuvent plus de subir les caprices de ces bureaucratiques incompétents.

 

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