Le nouveau gouvernement de Tebboune : 39 personnes, quelques anciens du gouvernement Bedoui, des anciens du régime Bouteflika et la seule surprise s’appelle Yacine Oualid âgé de 26 ans

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Le nouveau porte-parole de la Présidence de la République Belaïd Mohand-Oussaïd a fini, au bout d’un suspens qui a tenu en haleine des millions d’Algériens, par annoncer la composition du nouveau gouvernement. Un gouvernement composé de 39 membres dont 7 ministres délégués et 4 secrétaires d’Etats. Il est également composé de 5 femmes ministres.

Et le plus jeune ministre est âgé de 26 ans. Il s’agit de Yacine Oualid, entrepreneur spécialisé en cyber-sécurité et en sécurité informatique, qui vient d’être nommé secrétaire d’Etat chargé des startups. C’est, d’ailleurs, la seule surprise de ce gouvernement de Tebboune. 

Les autres ministres sont presque tous des anciens caciques du pouvoir algérien ou des personnalités connues pour leur proximité avec l’entourage de Tebboune. Ce dernier a préféré ainsi conserver Belkacem Zeghmati à la tête du ministère de la Justice. Son ami Sabri Boukadoum est maintenu dans son poste au ministère des Affaires Etrangères. A la surprise générale, Mohamed Arkab, en dépit de son bilan médiocre et ses incompétences notoires, il est maintenu dans son poste au ministère de l’Energie.

Dans les autres ministères, Tebboune a rappelé de nombreux anciens ministres qui ont servi le régime Bouteflika. Aux finances, il a rappelé l’ancien patron de la direction générale des impôts, Abderrahmane Raouia, et ex-ministre des Finances du 25 mai 2017 au 31 mars 2019. Il s’agit d’un ancien cadre du régime Bouteflika. C’est le cas aussi de Farouk Chiali nommé ministre des Travaux publics, un poste qu’il avait occupé en septembre 2013 en succédant à un certain… Amar Ghoul.

Au ministère du Tourisme, Tebboune a rappelé Hassane Mermouri, l’homme qui avait dirigé le même secteur entre juillet 2017 et le 4 avril 2018. Pour la Pêche, Tebboune a rappelé également un ancien ministre du régime Bouteflika en la personne de Sid Ahmed Ferroukhi qui avait dirigé ce secteur de 2012 à 2016.

Les autres surprises nous proviennent de Ferhat Ait Ali, un économiste indépendant qui était dans le staff de campagne du candidat Ali Ghediri, l’ex-candidat aux élections d’avril 2019 qui est encore emprisonné à la prison d’El-Harrach depuis le 13 juin dernier, qui vient d’être nommé ministre de l’Industrie. Le professeur Chems Eddine Chitour qui intervient depuis des années de manière très régulière dans les colonnes de la presse nationale avec des contributions a été nommé au ministère de l’Enseignement Supérieur. Ces deux personnalités ont, pourtant, longtemps affiché leur opposition systématique au régime. Pourquoi aujourd’hui ont-ils accepté de partager leurs postes avec des anciens caciques du régime Bouteflika ?

Le journaliste-chroniqueur, Ammar Belhimer, hérite, quant à lui, du portefeuille du ministère de la Communication. Nous analyserons les tenants et aboutissants de ce nouveau gouvernement qui ne manquera pas de susciter une très vive polémique dans nos prochaines publications.

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