Rebrab aux juges du tribunal de Sidi M’hamed : « Nous gagnons légalement des dizaines de millions d’euros chaque année, nous n’avons pas besoin de recourir à des moyens détournés pour gagner des devises »

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« Nous gagnons légalement des dizaines de millions d’euros chaque année, nous n’avons pas besoin de recourir à des moyens détournés pour gagner des devises ». C’est avec ces mots que le milliardaire et patron du premier groupe privé algérien, CEVITAL, Issad Rebrab a répondu aux accusations formulées à son encontre par le tribunal de Sidi M’hamed. Poursuivi pour les délits de faux et usage de faux, fausse déclaration douanière, infraction à la législation sur les mouvements de capitaux et surfacturation, Issad Rebrab s’est présenté ce mardi 31 décembre très serein devant les juges du tribunal de Sidi M’hamed où les audiences de son procès ont commencé depuis cette matinée. 

Et pourtant, Issad Rebrab est écroué à la prison d’El-Harrach depuis le 23 avril dernier. Dans cette affaire, les Douanes et le Trésor public se sont constitués parties civiles et le parquet général a inculpé également EvCon Industrie, filiale de Cevital, et Housing Bank Algérie qui sont également poursuivies en tant que personnes morales. L’enquête judiciaire reproche à Rebrab d’avoir menti dans les déclarations douanières de la filiale de son groupe CEVITAL car le montant déclaré auprès de la Douane est de 5 750 000 euros, alors que, selon l’expertise réalisée par la justice algérienne, le prix réel des machines importées est de 98 millions de dinars (à peine 800 000 euros).

Issad Rebrab a rejeté catégoriquement ces accusations et dénonce « une machination » contre sa personne. Les audiences se poursuivent et il est peu probable que le verdict soit rendu aujourd’hui sauf si les juges décident de boucler cette affaire à une heure tardive de la nuit.

 

 

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