Gros soupçons de corruption sur l’opération de rachat des actifs de la compagnie Edison en Algérie : à quoi jouent Mohamed Arkab et le PDG de Sonatrach ?

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Les centaines de millions de dollars que la compagnie nationale des Hydrocarbures Sonatrach veut débourser pour racheter les actifs de la société italienne Edison en Algérie, des  actifs  que  la  société italienne a vendu à  Energean  Capital,  une entreprise cotée à la Bourse de Londres, sont tout simplement injustifiés et « surgonflés », a-t-on appris au cours de nos investigations. 

L’Algérie veut exercer son droit de préemption et empêcher Energean Capital, détenu en partie par des capitaux israéliens,  de s’approprier de la totalité des actifs d’Edison en Algérie. C’est un objectif discutable, mais qui demeure noble. Ceci dit, les chiffres astronomiques avancés par certaines sources proches de la direction générale de Sonatrach pour financer ce rachat sont totalement irrationnels. Et pour cause, il faut savoir que la société italienne Edison, filiale du groupe français EDF, a revendu toute son activité d’exploration et production de pétrole et gaz à Energean pour 850 millions de dollars.

EDISON a cédé tout son pôle pétrolier à la mer du nord à Energean  pour 280 millions de dollars, a-t-on constaté au cours de nos recherches. Cela signifie que les 570 millions de dollars restants englobent les actifs d’Edison en Italie, Egypte, Croatie, Chypre, Algérie et Israel.

En Algérie, Edison est partenaire à hauteur de 11% dans le projet Reggane Nord, également détenu par Sonatrach avec 40% par la société espagnole Repsol avec 29,25% et par l’allemand Wintershall Dea avec 19,5%. Selon nos sources, les 11% d’Edison en Algérie ne valent pas plus de $100 millions de dollars.  Si Sonatrach paie un montant supérieur à 100 millions de dollars, cette opération relèverait d’une grosse manigance de de détournement et de dilapidation de deniers publics. Mais, jusqu’à cette heure-ci, le PDG de Sonatrach, Kamel-Eddine Chikhi et Mohamed Arkab, le ministre actuel de l’Energie, n’ont rien dit et ne fournissent aucune explication. Et pour cause, ce sont ces deux hommes qui veulent imposer à Sonatrach le droit de préemption pour récupérer tous les actifs de l’italien Edison. Une stratégie qui n’obéit à aucune une logique économique claire et précise. Des considérations politiques se cachent derrière cette opération qui peut cacher enfin des intérêts mercantiles capables de porter préjudice au Trésor Public de l’Etat algérien. La vigilance est de mise. Algérie Part poursuit ses investigations et reviendra prochainement sur ce dossier avec de nouvelles révélations.

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