Confidentiel. Chengriha ne veut pas du poste de vice-ministre de la Défense nationale et Tebboune veut récupérer dans son giron l’ex-DRS

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Les négociations s’accélèrent dans les coulisses du pouvoir algérien à propos de la nouvelle configuration politique qu’il faut dessiner après la disparition du défunt Chef d’Etat-Major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah. La dernière réunion ayant regroupé le nouveau Chef d’Etat-Major, Said Chengriha, et ses collaborateurs les plus proches avec Abdelmadjid Tebboune et ses conseillers a abouti à plusieurs nouvelles décisions, a-t-on appris au cours de nos investigations. 

Selon nos sources, Said Chengriha a dit non au poste de vice-ministre de la Défense nationale. Le nouveau chef d’Etat-Major de l’ANP ne veut pas faire partie du gouvernement et préfère s’occuper des questions internes et de l’armée et des problématiques de la Défense Nationale. A ce titre, Chengriha a assuré à Tebboune qu’il va lui laisser le champ libre pour diriger les questions politiques et économiques du pays. Ceci dit, rien n’indique encore officiellement que le poste de vice-ministre de la défense nationale sera supprimé lors de la formation du futur gouvernement. Ce poste qui illustre parfaitement les relations malsaines entre le militaire et la politique en Algérie pourrait revenir au général-major Abdelhmad Ghriss, l’actuel secrétaire général du ministère de la Défense nationale.

Il faudra attendre quelques jours encore pour comprendre les dessous du véritable pacte signé officiellement entre Chengriha et Tebboune à propos de cette question. En revanche, Abdelmadjid Tebboune a développé et expliqué le contenu de sa feuille de route à son interlocuteur Said Chengriha. Le nouveau Chef de l’Etat a demandé, ainsi, au nouveau Chef d’Etat-Major de l’ANP de récupérer l’ex-DRS dans son giron alors que le défunt Chef d’Etat-Major, Ahmed Gaid Salah, avait placé les services secrets algériens sous l’égide du ministère de la Défense Nationale. Abdelmadjid Tebboune veut revenir à la même configuration dessinée par Abdelaziz Bouteflika, à savoir des services secrets dirigés par un coordinateur nommé et travaillant sous la coupe du Président de la République.

Lors de son exposé présenté à Said Chengriha, Tebboune a indiqué enfin qu’il veut procéder à la prochaine dissolution de l’actuel parlement pour organiser de nouvelles élections législatives ainsi que la préparation de la mise en place d’une instance de dialogue  pour négocier des solutions politiques avec le Hirak.

 

 

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