Inquiétant et révoltant. Des violences ont été perpétrées ce vendredi à Oran, Bordj Bou Arreridj à l’encontre des manifestants pacifiques du Hirak. Des baltaguias, des hommes de main, des groupes de délinquants armés de bâtons, de couteaux et d’objets tranchants ont été mobilisés pour frapper et agresser des manifestants pacifiques sortis dans les rues pour réclamer le changement démocratique et rejeter le président désigné Abdelmadjid Tebboune. 

A Oran, plusieurs vidéos ont été postés sur les réseaux sociaux pour dénoncer ces violences à laquelle les manifestants du Hirak ont répondu par un pacifisme exemplaire. Mais des blessés sont à déplorer et des personnes en état de choc ont été chassées des rues de la ville. Fort heureusement, ces groupes de voyous n’ont pas pu empêcher les marches du Hirak à Oran.

En revanche, à Bordj Bou Arreridj, à l’est du pays, les violences ont été nettement plus importantes, graves et ont dépassé toutes les limites. Plusieurs manifestants ont été grièvement manifesté. Tabassés, rouillés de coups et brutalement agressés, certains manifestants du Hirak dans cette ville de l’est du pays sont rentrés chez eux avec des visages tuméfiés, ensanglantés et des séquelles gravissimes largement visibles sur leurs corps.

A Oran comme à Bordj Bou Arreridj, les services de sécurité se sont distingués par des comportements lâches et une partialité flagrante en faveur des délinquants qui ont été « autorisés » à frapper les manifestants pacifiques du Hirak au vu et au su de toutes les autorités. Ces lynchages constituent un dérapage scandaleux qui ne manquer pas de susciter une énorme colère populaire. Le Président Tebboune est resté jusqu’à cette heure-ci silencieux face à ces violences scandaleuses.

 

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