De nombreux lecteurs et de nombreuses lectrices ont écrit à Algérie Part pour nous demander des explications à propos des informations rapportées par nos soins concernant le sort du général Wassini Bouazza, le patron de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), l’une des principales branches des services secrets algériens. Les requêtes de nos lecteurs et lectrices font suite à la publication par Ennahar TV de plusieurs photos affirmant la présence de Wassini Bouazza à la cérémonie d’enterrement d’Ahmed Gaid Salah. Ce qui démentirait sa suspension et sa mise à l’écart de de la DGSI. 

Nous avons pris acte des informations indiquées par Ennahar TV. Nous avons même procédé à une vérification minutieuse des photos publiées par cette télévision privée dont le principal actionnaire, Anis Rahmani, entretient lui-même une troublante relation avec plusieurs responsables de certaines institutions sécuritaires. Il s’avère, a-t-on pu confirmer au cours de nos investigations, ainsi que les photos diffusées par Ennahar TV ne soient pas du tout celles du général Wassini Bouazza. L’homme qui apparaît à plusieurs reprises sur les photos diffusées par Ennahar TV n’est pas Wassini Bouazza contrairement à ce qui a été affirmé par la télévision d’Anis Rahmani. Il s’agit donc de fausses photos, certifient nos sources.

Ceci dit, nous n’avons malheureusement pas pu recueillir les preuves matérielles qui attestent du placement en détention provisoire de Wassini Bouazza par le tribunal militaire de Blida. Nous faisons donc notre mea-culpa pour ne pas avoir vérifié avec exactitude cette information.

En revanche, nous pouvons assurer à nos lecteurs et lectrices que nous avons recoupé nos informations auprès de plusieurs sources concordantes et sûres. Des sources bien introduites au sein de l’institution militaire algérienne. Et nous avons pu confirmer que le général Wassini Bouazza a été bel et bien auditionné et entendu par une commission d’enquête à propos du complot fomenté au sein de plusieurs institutions de l’Etat pour favoriser l’élection d’Azzedine Mihoubi à la tête de l’Etat algérien. Le dossier de cette enquête a été transféré aussi vers le tribunal militaire de Blida. Au delà de ces informations, nous ne pouvons pas recueillir des preuves matérielles pour accabler le général Wassini Bouazza contre lequel nous n’avons aucune animosité personnelle. Nous essayons uniquement de faire notre travail d’investigation pour éclairer nos concitoyens et concitoyennes afin qu’ils puissent se forger une véritable opinion en disposant d’informations fiables et indépendantes du diktat du pouvoir dictatorial.

Nous attendons toujours la réaction du ministère de la Défense nationale qui n’a jamais démenti, jusque-là, nos informations. Et le silence de cette institution soulève de nombreuses interrogations. Notre seul souci est d’accéder à la vérité et de la rapporter aux algériens et algériennes. Nous n’avons aucune autre intention. Dont acte.

 

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