Exclusif. Complot au sein de l’institution militaire pour « introniser » Azzedine Mihoubi : Une centaine de personnalités civiles et militaires placées sous enquête

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Un énorme scandale politique s’apprête à ébranler l’Etat algérien jusqu’au plus haut sommet de la pyramide du pouvoir. Depuis la fin du scrutin présidentiel et les tentatives de fraude et de trafic d’influence enregistrées au profit du candidat Azzedine Mihoubi, une commission d’enquête a été mise en place pour débusquer toutes les personnalités militaires et civiles impliquées directement dans ces pratiques scandaleuses dont le but était d’imposer à la tête de l’Etat algérien, un certain Azzedine Mihoubi. 

Cette commission d’enquête est composée de plusieurs éléments de la Direction Centrale de la sécurité de l’Armée (DCSA) et des services secrets algériens, l’ex-DRS, a-t-on appris de sources sûres. Cette commission d’enquête est directement placée sous l’égide de l’Etat-Major de l’ANP et son chef, à savoir Ahmed Gaid Salah. Cette commission d’enquête a pour but d’identifier toutes les personnalités qui ont abusé de leurs fonctions ou tenté d’exercer une influence malsaine sur des officiers de l’institution militaire ou des représentants de l’autorité de l’Etat pour les inciter à soutenir le candidat Azzedine Mihoubi.

Les premières actions de cette commission d’enquête dont le travail a commencé dimanche dernier concernant la mise à l’écart du général-major Wassini Bouazza, le directeur de la direction générale de la sécurité Intérieure (DGSI), l’une des trois branches des services secrets algériens. Ce général-major est le principal artisan du lobbying très actif et très « musclé » qui était exercé pour favoriser la victoire de Mihoubi. C’est cette commission d’enquête qui avait également ordonné l’arrestation du colonel Rabah, le chef de la sécurité interne du ministère de la Défense nationale, qui avait fait fuiter des informations confidentielles de l’Etat-Major de l’ANP.

Mais l’enquête ne s’arrête guère autour de ces deux officiers supérieurs de l’armée. Non, bien contraire. Pas moins d’une centaine de personnes ont été placées sous enquête pour déterminer leur rôle exact dans cette machination politique hors-norme qui visait à détourner le processus électoral du 12 décembre pour placer au Palais Présidentiel d’El-Mouradia le candidat Azzedine Mihoubi, l’homme qui allait devenir une marionnette entre les mains d’un lobby créé par des militaires hauts gradés, des hommes d’affaires, des dirigeants politiques, des magistrats ou ou des hauts responsables de l’administration publique.

Et justement, la liste préliminaire établie par cette commission d’enquête regroupe plusieurs hommes d’affaires, des magistrats dont des responsables du syndicat national des magistrats, des walis, des présidents d’APW ou de hauts fonctionnaires dans plusieurs ministères stratégiques et névralgiques. Ces personnalités sont soupçonnées d’avoir organisé des collectes de fonds, démarché des soutiens politiques au profit de Mihoubi. D’autres personnalités visées par cette commission d’enquête ont tout bonnement organisé  des réunions dans plusieurs wilayas du pays pour instruire des fonctionnaires et des élus locaux de faire pencher la balance en faveur de Mihoubi !

Les faits sont gravissimes et le travail de cette commission d’enquête ne fait que commencer. Les prochains jours réservent de nombreuses surprises et des rebondissements majeurs qui vont changer le paysage politique en Algérie.

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