Intrusion de l’armée dans les élections présidentielles en faveur de Mihoubi : Le général Bouazza suspendu de ses fonctions et le colonel Rabah emprisonné

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Les sanctions commencent à tomber. Le général-major Wassini Bouazza, le premier responsable de la direction générale de la sécurité intérieure, l’une des trois branches des services secrets algériens, vient d’être suspend de ses fonctions pour faute grave, a-t-on appris de sources sûres. Cette décision a été prise la suite de la mise en place d’une commission d’enquête qui doit auditionner et interroger de nombreux officiers militaires concernant les manoeuvres menées dans les coulisses pour impliquer l’institution militaire dans le processus électoral dans le but de soutenir le candidat du RND Azzedine Mihoubi. 

Cette commission d’enquête a commencé son travail officiellement dimanche passé, soulignent nos sources. Et les premiers éléments troublants ont démontré l’implication de Wassini Bouazza dans un véritable complot visant à réunir des soutiens et des financements au profit du candidat Azzedine Mihoubi. Après avoir été convoqué et réprimandé par Ahmed Gaid Salah, Chef d’Etat-Major de l’ANP, le ministère de la Défense nationale a pris la décision de suspendre le général-major Wassini Bouazza de ses fonctions en attendant de trancher sur son sort avec une probable inculpation et des poursuites judiciaires devant le tribunal militaire de Blida.

C’est le sort qui a été réservé à un autre haut gradé, le colonel Rabah, le chef de sécurité interne du ministère de la Défense Nationale. Ce dernier a été interpellé et placé sous mandat de dépôt à la prison militaire de Blida pour avoir utilisé ses fonctions au sein de l’institution militaire au service de la campagne électorale d’Azzedine Mihoubi. Le colonel Rabah était le complice de Wassini Bouazza et lui fournissait des informations confidentielles sur les réunions tenues au sein du ministère de la Défense Nationale concernant les évènements politiques en cours dans le pays. L’enquête suit toujours son cours et de nombreux autres officiers ou généraux risquent de se retrouver sur la sellette en raison de leur soutien affiché et ostensible à Azzedine Mihoubi, l’homme que certains cercles militaires voulaient introniser à la tête de l’Etat algérien.

 

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