Benjamin Stora est certainement le meilleur historien spécialiste de l’Algérie. Il compte à son actif de nombreux ouvrages savants sur l’histoire contemporaine complexe de notre pays. Le Hirak et la chute de Bouteflika constitue le sujet de son prochain livre intitulé :  « Retour d’histoire – L’Algérie après Bouteflika » chez Bayard. Sa sortie est prévu le 29 janvier 2019. En attendant, l’éminent historien a commenté l’élection d’Abdelmadjid Tebboune à la tête de l’Etat algérien. 

Sur France Culture, la radio française, Benjamin Stora a expliqué que le nouveau Président « Abdelmadjid Tebboune a plutôt une stature relative à la haute administration, ce qui ne l’empêche pas d’être dans une proximité avec les décideurs politiques ». » La question est : quel sera son degré d’autonomie de décision possible ? », s’est interrogé l’historien qui   enseigne l’histoire du Maghreb contemporain (XIXe et XXe siècles), les guerres de décolonisation et l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe à l’Université Paris 13 et à l’INALCO.

L’homme qui préside depuis 2014 le conseil d’orientation du Musée national d’histoire de l’immigration qu' »il faut toujours être optimiste quand on a un processus démocratique en cours ». Benjamin Stora a estimé enfin que le Hirak est « un processus à relier au reste du monde, à une sorte de soulèvent de la jeunesse… […] Un conflit de génération entre ceux qui veulent maintenir un système tel qu’il est et ceux qui veulent changer le monde. […] La jeunesse algérienne ne lâchera pas sur la question de la liberté ».

 

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